|
LES ÉTAPES -
PÉROU
|
|
Écrit par Pauline
|
|
Mercredi, 13 Janvier 2010 21:47 |
|
Partis pour une année extraordinaire, il nous fallait passer le cap 2010 de façon peu banale... La chose fut toute trouvée ; la chronologie du sé jour péruvien nous a mené pour cette fin 2009 sur les rives du lac Titicaca. Nous avons donc décidé de passer le 31 décembre sur une des îles de ce superbe lac. Le lac Titicaca, à cheval sur le Pérou et la Bolivie, mesure 196km de long pour environ 65 de large. Il est situé à 3809m d'altitude, il est ainsi le plus haut lac naviguable au monde. Le 31 au matin, après 45 minutes de navigation nous faisons une halte pour visiter les îles Uros. Ces îles sont entièrement constituées de roseaux ! Socle, habitations, barques, tout, asbolument tout est en roseau ! C'est le moyen que le peuple Uros a trouvé pour vivre sur le lac sans être géné par les modifications du niveau d'eau. Puis on ré-embarque sur le bateau (pas en roseau !!!) pour rejoindre l'île d'Amantani où nous serons logés chez l'habitant. Nous gravissons le point culminant de l'île, à 4120m. Bon pour les alpes c'est une belle performance, ici le départ étant à 3800m c'est plutôt aisé. Bref du "sommet" nous avons une vue panoramique sur le lac Titicaca, qui ressemble plutôt à une mer puisque l'on ne voit pas l'autre rive. Le soir, nous mangeons dans nos familles respectives le repas quotidien constitué de soupe de quinoa et de patate. Enfin pour passer le cap 2010 nous revétons les vètements traditionnels. Pour les hommes c'est simple, on leur enfile un long poncho. Pour moi, c'est une autre affaire ! Rigina me fournit 3 jupons, puis une lourde chemise et pour tenir le tout une sorte de gaine-ceinture bien bien serrée ! Là je ressent beaucoup plus l'altitude ! A moins que ce soit le fait d'avoir le ventre et les côtes comprimées... après chaque danse il me faut plusieurs minutes pour reprendre mon souffle ! Ainsi, nous avons dansé ou assisté à des danses traditionnelles toute la soirée dans la salle communale. Le bouchon de la bouteille de pétillant local a sauté à 23h, bon d'accord on a faiblit, on été fatigué mais bon en France il était alors 5h du mat'... donc on peut dire que l'on a bien festoyé !!! Le lendemain, nous visitons une troisième île : Taquile avant de rejoindre Puno en fin d'après-midi !
Voir le Diaporama
Bon, nous sommes en retard sur les articles mais il n'est jamais trop tard pour vous souhaiter de la part de nous 4 à tous et à toutes une EXCELLENTE ANNEE 2010 !!! |
|
LES ÉTAPES -
PÉROU
|
|
Écrit par julien
|
|
Dimanche, 10 Janvier 2010 11:55 |
|
Après une heure d'ascension ardue, surplombant les ruines superbement rénovées de cette ville si célèbre de par le monde et abandonnée au XVIème siècle, notre regard embrasse le Machu Pichu sous un ciel légèrement voilé. Les apparitions sporadiques de la divinité Soleil renforce le sentiment d'être entouré de nuages et de magie. Nous reprenons notre souffle et reparcourons les deux derniers jours qui nous ont menés ici...
Ce samedi 26 décembre, nous partons en bus à 7h45. Nous avons acheté une "formule Machu Pichu" à Manuel, venu nous démarcher à l'hôtel le jour précédent. Les différents agents de voyages (à ne pas confondre avec "agence", vers lesquelles on peut se retourner s'il y a un problème) se regroupent afin de réunir les voyageurs dans un même véhicule. Nous faisons ainsi le tour des "habitacions" et sommes sur la route à 9h00. L'aventure commence.
Les routes péruviennes sont goudronnées, jusqu'à un certain point. Ensuite, la terre reprend ses droits. Très impressionnant. Nous longeons des vallées. Les qualifier d'encaissées seraient un euphémisme. Et, surprise, on s'y croise entre bus et même, on s'y double! La plupart du temps, il n'y a pourtant pas de place pour un vélo, mais il y en a encore moins pour l'hésitation. Nous nous arrêtons. "Le bus ne peut aller plus loin. Il faut continuer à pied. Environ 20 minutes."
Pendant la nuit, il y aurait eu quelques éboulements qui nous bloquent le passage et nous incitent à continuer pedibus. C'est une heure trente de marche qui nous feront découvrir, entre rires et frissons, la quinzaine de coulées de pierres et de boue obstruant la route...
Un autre bus fait le relai et nous conduit sans encombre à une gare. De là, une charmante locomotive digne des émissions "Des trains pas comme les autres" ou de "Faut pas rêver" nous mène à Aguas Calientes ou "Machu Pichu pueblo", c'est-à-dire le village d'où nous partirons tôt le lendemain matin. Mais malheureusement, le soir, c'est la Saint Etienne et nous ne pouvons pas ignorer cette fête. Donc, nous la célébrons. Un peu.
Dimanche 27 décembre. 3h00 du matin. Notre guide est somnambule. Il ouvre la porte de la chambre et s'installe confortablement entre Etienne et Pauline pour continuer sa nuit. Samuel le reconduit gentillement à sa chambre.
4h30. Nous partons pour 2h00 de marche vers l'entrée de la ville sacrée. Nous remontons tout d'abord le puissant cours d'eau. Le jour se lève. Alors que la rivière écumante et tonitruante s'écoule marron chocolat, son bruit est peu à peu verdit par l'exubérance de la végétation tropicale. Ce grondement s'atténue, ne devenant qu'une rumeur quand nous nous élevons par un sentier sur le flanc de la montagne, rejoignant bientôt la file de touristes déversés par car entier. (Oui, oui, c'est vrai, on aurait aussi pu y aller en car, c'était pas très cher...Mais bon.) Nous rejoignons notre somnambule hélant « Amigos! » (les touristes sont tous des "amigos" ici!), bien réveillé cette fois, et un guide anglophone nous offre deux heures de visite de cette ville incroyable. C'est après que nous nous rendrons au WaynaPicchu, sommmet dévoilant une vue aérienne de carte postale et de manuel scolaire de cette fameuse Cité d'Or. Instants de contemplation...
Au retour, nonobstant le fait que notre "amigo" ne voulait pas nous donner de chambre d'hôtel, qu'on avait pourtant payée, tout s'est très bien déroulé. On a finalement eu gîte, couvert, et bains chauds naturels!!! Une petite bière enfin conclut cette journée au bout de laquelle nous ne trouvâmes pas le sommeil. C'est lui qui nous cueillit, et sans effort...
voir le diaporama |
|
LES ÉTAPES -
PÉROU
|
|
Écrit par Etienne
|
|
Samedi, 26 Décembre 2009 04:32 |
|
L'Urus, 5496m d'altitude, était notre premier objectif d'ascension en Amérique Latine. Du camp de base, à 4350m, nous devions aussi grimper l'Ishinca (5530m) et le Tocllaraju (6033m), mais les conditions météorologiques ne nous l'ont pas permises. De fait, pour faire un tour du monde basé sur l'escalade, il nous fallait faire des compromis saisonniers et ainsi se trouver confrontés à des incertitudes climatiques. Nous le savions, cela faisait parti du jeu. L'ascension de l'Urus n'était pas gagnée d'avance, surtout pour moi qui avait 40° de fièvre 4 jours plus tôt. Mais heureusement, l'émulation et l'amitié m'ont donné des ailes au moment d'aborder le ressault final. L'altitude s'est faite sentir, le souffle était court, mais la joie de fouler le petit dôme sommitale était grande. Quasiment à 5500m au dessus du niveau de la mer ! C'est déjà une consolation d'avoir gravit ce sommet fin décembre. Au vu des conditions de la montagne et de notre absence d'expérience andine, nous avons fait appel aux services d'un guide de haute montagne péruvien. Quique, c'est son prénom, est un guide francophone très fort et très sympathique. Nous ne pouvons que faire sa publicité, les tarifs qu'il pratique sont à l'image du coût de la vie locale, 70 $/j. En juin prochain, il va tenter l'ascension de l'Artesonraju, dont la première a été réussie par Lionel Terray dans les années 60, cela devrait être la première 100% péruvienne de ce sommet. C'est du très haut niveau. Si vous prévoyez une expé dans la cordillière blanche, contactez le (mèl :
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
). Il parle couramment le français, l'italien, l'espagnol, l'anglais et sa langue natale le quechua. J'allais oublier, pour nous rendre au camp de base avec toute notre quincallerie, nous avions des ânes qui étaient menés de main de maître par Oscar, un "arriero". Cela nous a permis de parcourir les 12km de marche d'approche sans trop de difficultés. Nous avions prévu 4 jours d'expé, au cas où l'Ishinca eut été praticable, et comme il ne l'était pas, le lendemain de l'Urus, nous sommes seulement allés à 5000m pour voir le lac Ishinca. Cétait là encore magnifique !
Voir le Diaporama de l'approche et de l'Urus
Voir le Diaporama du lac et du retour
Une fois redescendus dans la vallée, à Huaraz, nous avons goulûment dégusté quelques pisco sour (spécialité locale) avec Quique, puis nous l'avons quitté (en espérant recroiser sa route un jour) car 1500km de bus et 2 jours de voyage nous attendaient pour nous rendre à Cuzco. Cuzco, 3370m d'altitude, capitale de l'empire Incas, 470 000 habitants, ville conservée dans son jus, c'est-à-dire ville authentique.
Aujourd'hui nous sommes le 25 décembre. La coutûme veut que l'on se réjouisse à cette date car il y a très très longtemps (même Benoit S. n'était pas né), des gens avec des croix et des bibles ont décidé de remplacer l'ancien culte païen de célébration de l'allongement de la durée du jour par la naissance d'un petit bonhomme qui selon les historiens serait en fait né en mars. Peut-être qu'un jour un autre culte sera à la mode, mais en attendant, il serait de bon ton que je vous souhaite un joyeux Noël. Alors joyeux Noël à tous ! Nous même, nous avons fêté Noël. Impossible de passer à côté de l'évènement dans un des pays les plus catholiques au monde. Depuis notre arrivée, nous voyons des crèches partout. Sur la Plaza de armas, la place principale de Cuzco, se tient le 24 décembre un gigantesque marché de Noël. C'est d'ailleurs le seul jour de l'année où il y a un marché sur cette place. C'est incroyable, la moitié des stands vend des santons ou de la matière première pour se fabriquer soit même une crèche, à savoir des brindilles, des bouts de bois, et de la mousse naturelle pour y déposer les jolis petits santons. Le best-seller de ce marché est peut-être le pétard. En effet, même si quelques détonations nous font sursauter à partir du moment où il fait nuit, c'est à minuit que le délire commence. Pendant près d'une heure nous avons assisté et participé à un concert de pétards. Du jamais vu pour ma part. Les détonations venaient de toute la ville, mais sur la plaza de armas, les feux étaient ininterrompus. Les enfants dansaient au milieux des pétards et se souciaient peu des risques éventuels de brûlures. D'ailleurs, ces dizaines d'enfants habillés en haillons, parraissaient livrés à eux et cela n'inquiétait personne. Vers 1h du matin, nous avions notre compte et nous nous sommes rentrés en laissant derrière nous la fête qui battait son plein. Aujourd'hui, bullage, tourisme et visite plus approfondie de la ville.
Le Diaporama est là !
Demain nous partons pour 3 jours au Machu Picchu. C'est ça le Pérou ! D'ailleurs vous le savez peut-être, mais je ne peux m'empêcher de le dire, car je l'ai appris il y a peu. L'expression "c'est le Pérou" date du temps où les mines d'Argent de Potosi prospéraient et où l'on enviait cette situation. Aujourd'hui, Potosi est en Bolivie mais l'expression est tenace. Alors pour Noël, je vous souhaite le Pérou. Le bécot à tous
|
|
LES ÉTAPES -
PÉROU
|
|
Écrit par Pauline
|
|
Samedi, 26 Décembre 2009 02:44 |
|
Après 4 jours de folle activité "lit-télé-avalage de médicaments".... Etienne a pu sortir ! Premiere journée, prudence, ce n'est pas la grosse patate ! Nous prennons un bus collectif, faisant vu l'heure, ramassage scolaire, pour aller visiter des ruines inkas. Après 45 min de trajet sur une route disons bien usée par les pluies quotidiennes nous arrivons à Willkahuain où Franky, 8 ans, sera notre guide ! La maison se compose de 3 étages avec des systèmes de communication interne ; des sortes de "téléphones" (trous qui communiquent d'un étage à l'autre). Le seul soucis dans cette bâtisse est comme on commence à en avoir l'habitude... la hauteur de plafond. Et oui, ici la taille moyenne actuelle est de 1m50 à 1m60. Ainsi les mini-bus ne nous laissent guère de place pour les jambes et la tête touche le plafond. Ici il faut carrément se plier en 2 pour entrer et passer d'une pièce à l'autre. Le temps étant clément et la visite pas trop épuisante, nous décidons de rentrer à Huaraz à pied par les petits chemins. Nous rencontrons des habitations bien simples et pitoresques, la plupart du temps faites en torchis avec la porte d'entrée pour unique ouverture. Perdues dans les champs, les constructions sont réduites à leur minimum, ne servant vraisemblablement d'abri que pour dormir.
Voir le diaporama
Le lendemain, nous partons débuter notre acclimatation. Tôt le matin, un "bus-bolide" remonte la vallée à prés de 110km/h sur une route jonchée de nid de poule... Sain et sauf, nous sommes contents de sortir de l'engin et de commencer à marcher. Quelques 700m de dénivelé plus tard, nous découvrons un superbe lac turquoise au pied des glaciers et des sommets vertigineux (culminants à plus de 6000m). Nous sommes à 4450m d'altitude et la sieste au soleil est bien salutaire !
Voir le diaporama |
|
|
LES ÉTAPES -
PÉROU
|
|
Écrit par Samuel
|
|
Samedi, 26 Décembre 2009 01:53 |
 Etienne ayant plus de mal que prévu à se remettre de ses brochettes aux rognons, et Pauline préférant rester à ses côtés, nous avons décidé avec "Moustache", alias Grulien, de parfaire notre acclimatation en parcourant le fameux Trek de Santa Cruz. Lequel se fait en 4 jours, en théorie...Nous n'en mettrons que 3. Arrivés en taxi à Coshapampa, point de départ de la balade, notre espagnol, pas encore tout à fait au point, nous coutera pas moins d'une heure de négociations pour trouver un muletier et une mule (laquelle devriendra cheval d'ailleurs au cours du trek...). Effectivement, parcourir le trek en totale autonomie avec tente, nourriture (pour 3, il faut nourrir le muletier !) et tous le barda nécessite les services d'une mule. On peut le faire sans...Mais bon, disons qu'on avait des gros sacs et que finalement il est bien agréable de marcher sans... Surtout lorsque l'on doit franchir un col à 4750m !! Un Grand Merci à Asterio, pour ses services de muletier, guide, professeur d'Espagnol et de Quechua A noter que notre retour aura été des plus epiques et reste assurément un souvenir inoubliable. Imaginez rentrer sur le toit d'un bus et sous la pluie (et donc sous une bache !). Lequel bus franchira un col encore plus haut que celui que l'on avait précédemment passé à pieds... Voir le Cruzorama |
|
LES ÉTAPES -
PÉROU
|
|
Écrit par Julien
|
|
Lundi, 14 Décembre 2009 18:26 |
|
L'aéroport de Lima nous voit atterrir à 7h00 du matin. Les formalités douanières sont rapides et aléatoires. Après avoir passer un premier contrôle, vous appuyez sur un bouton commandant un signal lumineux. S'il est vert, vous passez. S'il est rouge, on fouille vos bagages. On était tous ravis d'être verts. A l'aéroport, vertige! Je suis parmi les plus grands!Bon, je n'en parlerai plus mais c'est la première fois que ça m'arrive, mis à part lorsque je suis dans ma classe, alors je suis content de vous le dire. ; ) . Imaginez Etienne. L'obélisque de la Concorde à Carnac. Nous sommes lancés dans les turpitudes limesques dès les premiers mètres parcourus à bord de notre taxi. Tous les possesseurs de véhicules motorisés de la ville sont des pilotes de formule 1. Sauf qu'ils malmènent, pour la plupart, de vieilles voitures peu puissantes, limitant assurément les accidents. Tant mieux! L'ambiance est garantie. Chaque millimètre est exploité. Les feux rouges, à quelques dizaines de mètres, sont signes d'accélération immédiate, pour être sûr de ne pas se faire doubler. Ca semble important de ne pas se faire doubler. Il est envisageable que cette règle conditionne le comportement de tout un chacun... Dans ce tumulte de klaxons et de crissements de pneus, nous percevons la ville. Un mélange hétéroclite de quelques constructions ultramodernes, de certaines ambassades, ministères et maisons résidentielles luxueuses, d'autres beaucoup moins, et enfin des abris vétustes et de fortune. C'est un véritable choc culturel. Les rues sont trépidantes, les gens très mobiles, le rythme plus fort, plus bouillonnant que dans les villes américaines traversées mais nous ne ressentons pas de stress. Le genre de stress qui vous bouscule sans vous regarder ni demander pardon. Cette traversée nous tient en éveil et stimule notre envie de partir à l'assaut de la capitale du Pérou! Et de fait, nous fonçons! Balades dans les rues animées, musée de l'histoire du Pérou, resto très bon et très bon marché puis... soirée salsa dans un bar avec notre guide Richard, patron d'une cave visitée et appréciée... le vin péruvien ne viendra pas, pour l'instant et à l'unanimité, concurrencer les crus français mais... sait-on jamais, un jour... On en garde un souvenir ému, dans un flot de rigolade et de danses endiablées ! Nos hôtes trouvaient très très amusant de nous regarder danser. Je ne vois vraiment pas pourquoi ;-).
Voir le Limarama
Après trois journées à Lima, nous prenons le bus vers 21h00, en direction de Huaraz, agglomération située au sein de la cordillère blanche, au nord-nord-est de Lima, à 3000 mètres d'altitude. Le bus passera un col à 4080 mètres. Nous ne pensions pas un jour "faire un 4000" assis dans des fauteuils... Arrivant à 7h00 du matin, nous trouvons de bon ton d'aller dormir. L'après-midi est consacré à la visite de la ville.
Premier fait marquant: l'habit traditionnel qui n'est pas qu'apparat pour jour de fête. De nombreuses femmes portent des sandales, des mi-bas recouverts par de nombreux jupons (je ne sais pas exactement combien ;) ), une jupe. Un chemisier à col en pointe, un gilet à petits boutons nacrés complètent le costume. Et pour finir, un joli chapeau relativement haut-de-forme et à bord large. Les couleurs des tissus peuvent aller du noir, gris souris, aux couleurs les plus chatoyantes telles le rouge vermillon, le vert rubis, ou l'orange DDE. Le soir, nous dégustons des brochettes de rognons (très bon!), de coeur (très bon!), et de gras de poulet (pour ces dernières, je suppose qu'il eut fallu avoir très très faim afin d'apprécier ;) ). Certains diront "un peu écoeurant", mais je m'inscrirai en faux ! Car le tout arrosé d'une Cosquena bien fraîche, c'est la régalade!
Voir le Diaporama de Huaraz
Le lendemain, l'atmosphère est morose: notre bon Etienne est malade! Heureusement, les soins prodigués par Pauline lui rendent le sourire. Pendant ce temps, une petite cure thermale avec Samuel, à Chancos, réputée pour ses eaux chaudes naturelles s'impose. une odeur de souffre, identique à celle d'Amélie-les-bains, ma madeleine de Proust à moi, se mêle à une odeur de rognons. Bizarre, Etienne n'est pas là, pour cause de tenue du siège dans sa chambre, il ne peut donc être incriminé. Nous n'en découvrirons jamais l'origine...Toujours est-il que nous rentrons dans un complexe thermal. A gauche, la piscine en plein-air à 33°C. A droite, des cabines, alignées à l'aplomb de la montagne, dont les portes sont annotées de la température qui y règne. Nous choisissons le plus bas, 33°C... Rappelons qu'on est à 3000 mètres et que nos organismes sont déjà soumis à rude épreuve... Nous entrons et découvrons une grotte au rocher chaud par lequel s'infiltre cette eau odorante. Nous passons 15 minutes dans ce sauna naturel puis finissons dans la piscine (l'eau a une jolie teinte marron...). Une bonne expérience!
Voir le Banosrama
Le soir, Etienne est toujours à la peine et nous vole notre papier toilette. Ce dimanche 13 décembre est le jour de notre première rando dans la Cordillère Blanche ! Nous empruntons un bus collectivo qui nous dépose à 3800 mètres d'altitude. C'est très étonnant d'y évoluer... Le décor alpin s'apparente aux paysages rencontrés vers 1500 mètres. D'où l'envie de marcher d'un bon pas! C'est au bout de 10 secondes que l'altitude se rappelle (brutalement) à vous et entraîne une nette réduction de vitesse. On comprend vite ! Le chemin est splendide, des eucalyptus en vallée aux sommets enneigés qui se découvrent pudiquement à nos regards eu égard aux nombreux nuages, nous haletons, certes, mais les yeux ravis. Le Laguna Churup nous reçoit à 4450 mètres. Chapeau bas!
voir El Churuprama
L'acclimatation se poursuivra par un trek de 4 jours entre 3000 et 4750 mètres afin d'être prêts pour le Urus (5500 m), en fin de semaine. |
|
|