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L'aéroport de Lima nous voit atterrir à 7h00 du matin. Les formalités douanières sont rapides et aléatoires. Après avoir passer un premier contrôle, vous appuyez sur un bouton commandant un signal lumineux. S'il est vert, vous passez. S'il est rouge, on fouille vos bagages. On était tous ravis d'être verts. A l'aéroport, vertige! Je suis parmi les plus grands!Bon, je n'en parlerai plus mais c'est la première fois que ça m'arrive, mis à part lorsque je suis dans ma classe, alors je suis content de vous le dire. ; ) . Imaginez Etienne. L'obélisque de la Concorde à Carnac. Nous sommes lancés dans les turpitudes limesques dès les premiers mètres parcourus à bord de notre taxi. Tous les possesseurs de véhicules motorisés de la ville sont des pilotes de formule 1. Sauf qu'ils malmènent, pour la plupart, de vieilles voitures peu puissantes, limitant assurément les accidents. Tant mieux! L'ambiance est garantie. Chaque millimètre est exploité. Les feux rouges, à quelques dizaines de mètres, sont signes d'accélération immédiate, pour être sûr de ne pas se faire doubler. Ca semble important de ne pas se faire doubler. Il est envisageable que cette règle conditionne le comportement de tout un chacun... Dans ce tumulte de klaxons et de crissements de pneus, nous percevons la ville. Un mélange hétéroclite de quelques constructions ultramodernes, de certaines ambassades, ministères et maisons résidentielles luxueuses, d'autres beaucoup moins, et enfin des abris vétustes et de fortune. C'est un véritable choc culturel. Les rues sont trépidantes, les gens très mobiles, le rythme plus fort, plus bouillonnant que dans les villes américaines traversées mais nous ne ressentons pas de stress. Le genre de stress qui vous bouscule sans vous regarder ni demander pardon. Cette traversée nous tient en éveil et stimule notre envie de partir à l'assaut de la capitale du Pérou! Et de fait, nous fonçons! Balades dans les rues animées, musée de l'histoire du Pérou, resto très bon et très bon marché puis... soirée salsa dans un bar avec notre guide Richard, patron d'une cave visitée et appréciée... le vin péruvien ne viendra pas, pour l'instant et à l'unanimité, concurrencer les crus français mais... sait-on jamais, un jour... On en garde un souvenir ému, dans un flot de rigolade et de danses endiablées ! Nos hôtes trouvaient très très amusant de nous regarder danser. Je ne vois vraiment pas pourquoi ;-).
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Après trois journées à Lima, nous prenons le bus vers 21h00, en direction de Huaraz, agglomération située au sein de la cordillère blanche, au nord-nord-est de Lima, à 3000 mètres d'altitude. Le bus passera un col à 4080 mètres. Nous ne pensions pas un jour "faire un 4000" assis dans des fauteuils... Arrivant à 7h00 du matin, nous trouvons de bon ton d'aller dormir. L'après-midi est consacré à la visite de la ville.
Premier fait marquant: l'habit traditionnel qui n'est pas qu'apparat pour jour de fête. De nombreuses femmes portent des sandales, des mi-bas recouverts par de nombreux jupons (je ne sais pas exactement combien ;) ), une jupe. Un chemisier à col en pointe, un gilet à petits boutons nacrés complètent le costume. Et pour finir, un joli chapeau relativement haut-de-forme et à bord large. Les couleurs des tissus peuvent aller du noir, gris souris, aux couleurs les plus chatoyantes telles le rouge vermillon, le vert rubis, ou l'orange DDE. Le soir, nous dégustons des brochettes de rognons (très bon!), de coeur (très bon!), et de gras de poulet (pour ces dernières, je suppose qu'il eut fallu avoir très très faim afin d'apprécier ;) ). Certains diront "un peu écoeurant", mais je m'inscrirai en faux ! Car le tout arrosé d'une Cosquena bien fraîche, c'est la régalade!
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Le lendemain, l'atmosphère est morose: notre bon Etienne est malade! Heureusement, les soins prodigués par Pauline lui rendent le sourire. Pendant ce temps, une petite cure thermale avec Samuel, à Chancos, réputée pour ses eaux chaudes naturelles s'impose. une odeur de souffre, identique à celle d'Amélie-les-bains, ma madeleine de Proust à moi, se mêle à une odeur de rognons. Bizarre, Etienne n'est pas là, pour cause de tenue du siège dans sa chambre, il ne peut donc être incriminé. Nous n'en découvrirons jamais l'origine...Toujours est-il que nous rentrons dans un complexe thermal. A gauche, la piscine en plein-air à 33°C. A droite, des cabines, alignées à l'aplomb de la montagne, dont les portes sont annotées de la température qui y règne. Nous choisissons le plus bas, 33°C... Rappelons qu'on est à 3000 mètres et que nos organismes sont déjà soumis à rude épreuve... Nous entrons et découvrons une grotte au rocher chaud par lequel s'infiltre cette eau odorante. Nous passons 15 minutes dans ce sauna naturel puis finissons dans la piscine (l'eau a une jolie teinte marron...). Une bonne expérience!
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Le soir, Etienne est toujours à la peine et nous vole notre papier toilette. Ce dimanche 13 décembre est le jour de notre première rando dans la Cordillère Blanche ! Nous empruntons un bus collectivo qui nous dépose à 3800 mètres d'altitude. C'est très étonnant d'y évoluer... Le décor alpin s'apparente aux paysages rencontrés vers 1500 mètres. D'où l'envie de marcher d'un bon pas! C'est au bout de 10 secondes que l'altitude se rappelle (brutalement) à vous et entraîne une nette réduction de vitesse. On comprend vite ! Le chemin est splendide, des eucalyptus en vallée aux sommets enneigés qui se découvrent pudiquement à nos regards eu égard aux nombreux nuages, nous haletons, certes, mais les yeux ravis. Le Laguna Churup nous reçoit à 4450 mètres. Chapeau bas!
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L'acclimatation se poursuivra par un trek de 4 jours entre 3000 et 4750 mètres afin d'être prêts pour le Urus (5500 m), en fin de semaine.
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