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Les montagnes sont bleues |
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Écrit par Pauline
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Mercredi, 19 Mai 2010 15:17 |
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Après une journée melbournoise suivie d'une nuit passée dans le train Melbourne-Sydney, une matinée à traverser Sydney à la recherche d'une voiture de location et deux petites heures de route..... nous voici dans les Blue Mountains !
Ce nom vient de l'aspect bleuté que prend l'horizon. En effet les eucalyptus, arbre très largement majoritaire ici, dégagent beaucoup d'humidité. Le soleil se reflète dans ces particules d'eau et bleuît l'horizon. Et, au milieu de cette immense forêt d'eucalyptus pointent des falaises de grès de toute beauté ! Sur la totalité des falaises, 90% n'est pas exploitable grimpalistiquement, car pas accessible ou plus souvent trop fragile ! Mais les 10% restant offent un magnifique terrain d'expression pour les ouvreurs et grimpeurs. Chaque année encore, plusieurs dizaines de voies sont ouvertes !
Les blues mountains forment un site d'escalade majeur. On y trouve des voies en terrain d'aventure, des voies mixes (spitées uniquement là où l'on ne peut pas utiliser les friends ou les coinceurs), et des voies équipées. Mais grande particularité australienne, on ne trouve pas que des spits sur ces dernières. En effet, ici, celui qui ouvre la voie l'équipe lui-même sans aucun financement (en France c'est la vente des topo-guides qui finances souvent le matériel d'équipement). C'est donc à lui seul que revient la lourde tâche d'acheter le matériel nécessaire (des spits, un perforateur, du silicate....). Ainsi, très souvent ils n'installent que des "carottes"! Cela permet d'équiper à moindre frais ! C'est alors au grimpeur de placer sur la carotte (qui est en fait un clou) une plaquette puis la dégaine sur la plaquette.... Pas vraiment compliqué, simplement original ! Et nous sommes bien d'accord, mieux vaut un bon clou qu'un mauvais spit !

Certes nous nous étions pris au jeu de la grimpe en terrain d'aventure mais le retour à la grimpe sportive est bien apprécié. Disons surtout que sur un site équipé on peut grimper beaucoup plus car le temps passé sur chaque longueur est très largement diminué. Nous enchainons donc les longueurs et nous pouvons envisager des cotations plus élevées.
Sur les conseils de Mike Law, nous commençons par un site proche de Blackheath "shipley upper" qui nous tiendra en haleine jusqu'à la nuit.
Jimmy cliff nous emballera par son approche quelque peu aérienne.....
S'en suit une journée d'exception sur "Bunny bucket buttress", une grande voie de 9 longueurs, cotée en 18, ouverte en 2005 par Mike Law et sa femme Vanessa Peterson. Une ambiance inouïe, la sensation d'être seuls à des kilomètres à la ronde (ce qui ne fut peut-être pas qu'une impression.....), et quelques longueurs "d'anthologie" (dixit Sam).... ah que c'est bon de grimper sur un rocher de cette qualité dans des ambiances toujours plus magiques ! Et pour clore comme il se doit cette journée, comme toutes les autres d'ailleurs, ce sera un gros feu d'eucalyptus pour nous rechauffer et cuisiner de bonnes pâtes !
Enfin,comme toute bonne chose a une fin, pour notre dernier jour d'escalade australienne, nous allons sur le site de "zap crag". Sam et Etienne se lance dans une superbe 23 deversante "Foo foo the cordless". Pour ma part, je reste sagement sur de superbes 18 (en tête tout de même !). Les avant-bras chauffent pour tout le monde, les voies déversantes ont ce charme là ! On "se finit" tous sur une superbe 20 nommée "resistor" ! Et il en faut de la résistance !!!
Bref, une semaine de grimpe et de bivouac superbe avec un soleil rayonnant (heureusement car à l'ombre il fait bien frais), une chance dans cette région réputée pour sa pluviométrie !
Il est l'heure de rendre la voiture louée pour l'occasion et évidemment de visiter Sydney ! Comme tout bon touriste que nous sommes, c'est vers l'opéra que nous filons ! De jour, de nuit, de l'interieur pour une visite guidée puis pour applaudir l'orchestre symphonique de Sydney ! Féérique ! Mais il y a nombre de choses à visiter ; les jardins royaux, Bondi beach, Harbour bridge, le village olympique etc....
Un jour et demi de visite intensive et deux riches soirées avec Mike Law et Vanessa Peterson qui nous ont très simplement et généreusement acceuillis chez eux !
PS : petit mot pour rassurer tout le monde, nous sommes à Bangkok mais les conflits sont dans une zone fermée et nous sommes derrière le troisième barrage de sécurité. On ne visitera tout de même pas la ville de suite, nous partons directement pour Krabi demain ! |
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Mise à jour le Mercredi, 19 Mai 2010 15:47 |
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Moonaries: une semaine d'escalade au milieu de nulle part |
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Écrit par julien
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Mardi, 18 Mai 2010 02:09 |
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L'approche
Les collines s'étendent à perte de vue. La végétation, telle une barbe de trois jours, masque les rides d'un visage rouge qui s'embrase violemment deux fois par jour. Les falaises de grès se dressent. Des motifs se détachent, sculptés par la pluie et le vent; des blocs cubiques empilés figurent des ruines de massives constructions antiques, des feuilles se délaminent et l'on tente vainement d'y décrypter un texte disparu, des toits sans étai défient constamment les lois de la gravité...
Pour se rendre dans ce no man's land, il aura fallu dix heures trente de voiture, auxquelles s'ajoutent deux heures infructueuses de bin diving à Adélaïde, aboutissant en courses on ne peut plus classiques au supermarché du coin. Ce trajet de 980 kilomètres nous fait longer la côte sud, vers l'ouest. La mer nous surprend puisl'élément liquide disparaît. Le bush nous engloutit brutalement: latérite, buissons épineux, lacs salés desséchés et kangourous auto-stoppeurs (au grand dam de certains radiateurs...). Cinquante kilomètres nous séparerons du premier hameau. Ne parlons même pas du premier pub.
On arrive de nuit au niveau du camp inférieur, après deux kilomètres de piste.
Dans le topo-guide, on indique une marche de trente minutes à une heure nous séparant du site. Finalement, il me faudra une heure trente pour parcourir ses trois cinquante mètres de dénivelé, avec un sac à dos de trente cinq kilos, ma guitare dans une main et un sac de provisions dans l'autre (j'avais oublié que les oeufs couvraient le fond du sac... l'omelette était bien avancée arrivé en haut).
Au terme d'un effort éprouvant, et pas seulement pour les oeufs, quelle récompense!!! Le « camping », suspendu, domine majestueusement le bush. Sentiment de solitude et silence impressionnant, troublé par ces oiseaux au cri identifiable entre tous. Trois ou quatre soins gutturaux pleins d'espoir (à l'image de supporters de foot voyant l'attaquant s'approchant dangereusement du but) suivis d'un son plus long, plus grave, expression même de la déception. Soit à peu près: « Oh! Oh! Oh! Ahhhhhhhhhhrrrgggggg..... » Bon. Pas si facile que ça à décrire, je vous l'imiterai si vous voulez.
Autre avantage, et pas des moindres, le réservoir d'eau de pluie est à cent mètres, et presque plein!
L'escalade
En terme d'escalade, c'est exclusivement du terrain d'aventure qui est proposé. Le rédacteur du topo croit bon de signaler, en introduction, que « les gens qui s'attendent à trouver des voies équipées, avec des spits, et qui ne savent pas poser leurs protections n'ont tout simplement rien à faire ici ». Au moins, on est prévenu.
Et voici la semaine, jour après jour.
Jour 1: « Flying butress » avec Milly, quotée 15, avec un toit impressionnant. Puis un pas un peu trop engagé pour moi qui, fort heureusement, peut s'éviter en rampant – avec quelle grâce! - sur la droite sous un énorme bloc. La sortie de la voie dévoile un plateau magique, un aigle planant couronnant le tout. Retour vers dix-huit heures, à la nuit tombante. Dégustation de pizzas préparées par Sven dans un ingénieux four portatif. Nuit profonde.
Jour 2: Temps resplendissant, nous partons à l'assaut de « garden refuses removed cheaper » qu'on peut traduire par « désherbage gratos ». Et en effet.... intérêt botanique indéniable: voie trruffée de buissons, de plantes même pas aromatiques mais épineuses, mais aussi de roches instables et de «funnel web », toiles d'araignées coniques susceptibles d'être l'oeuvre d'une des araignées les plus venimeuses au monde... Ambiance!
Après un mi goreng, pâtes a la mode indonésienne, une marche d'approche de vingt minutes nous conduit sur le « great wall ». Verical, très vertical.
Sven « lead » une 19 de 55 mètres, apparemment facile. C'est à mon tour et....c'est dur!!!! Je bataille très fort et, dans la seconde partie, le m'essaye aux « jams dans les cracks » ou « coincements dans les failles ». Technique à absolument maitriser pour ce type de voie. Dependamment de la fissure, on introduit les doigts, la tranche de la main, le poing, l'avant-bras ou l'épaule. En contractant les différents muscles concernés, on « coince », littéralement. Et on s'élève en tirant. Après, il faut décoincer puis recoincer. Anoter qu'on fait pareil avec les pieds. Certes pratique, ça n'en est pas moins douloureux.
Sven part ensuite dans une 24, escalade fluide, accrobatique, esthétique, un autre monde.
Jour 3: brillant! Très brillant! Une leçon heureusement sans conséquence... En assurant Tee, je ravale la corde. Celle-ci vient à se dérouler dans une fissure. Je l'assure ensuite alors qu'il grimpe en tête, il me faut dès lors lui donner « du mou » au fur et à mesure de sa progression. Alors qu'il arrive au relai, sécure, je ne pouvais de toutes façons plus lui donner de corde. Elle est complétement coincée, bloquée. Sven et Millie passant en-dessous de notre voie à ce moment précis, ils grimpent jusqu'à moi (une vingtaine de mètres), me font descendre en rappel, escaladent la voie à leur tour pour permettre à Tee de descendre et pour déséquiper la voie (récupérer le matériel posé).
Episode sans conséquence grave donc. Maintenant, imaginons... imaginons que la corde se fut bloquée au moment où Tee grimpait.... Imaginons n'avoir été qu'à deux dans cet endroit isolé... Imaginons avoir été dans la quinzième longueur d'une grande voie en montagne, l'orage pontant ou le jour déclinant...
Il a fallu couper la corde au couteau, après maintes tentatives épiques de décoincement.
Car à un moment, l'attention est relâchée et, au lieu de lover méthodiquement la corde, on la laise pendre négligemment...
Jour 4: « rest day! » Un vrai jour de repos avec petit déjeuner, guitare café puis mi goreng, le tout au soleil, suivis de cafés, guitare, mission bois - Prenez un arbre mort, testez-le en secouant bien fort. Si l'arbre se déstabilise facilement, accentuez et déracinez -, construction d'un four à pain (vive la conduction du grès!), cuisson du pain, guitare chant et percussion (répétition en vue d'un concert au camping « the Pines » aux Arapiles), le tout à l'ombre. Coucher 20 heures.
Jour 5: « great wall ». Une 16, une 17. Quinze heures au camping, mi goreng, feu, préparation et cuisson des pizzas au feu de bois. Répétition. Coucher 21h30.
Jour 6: nouveau jour de repos. Délicieux chapatis au four local.
Jour 7: rangement du camp, dernière voie, adieu des chèvres sauvages dans le soleil couchant...
C'est maintenant vers la Thaïlande que nous nous tournons, vigilants!
Bientôt les photos.... |
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Écrit par Julien
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Lundi, 10 Mai 2010 08:34 |
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"Prenez un cadre idyllique, ajoutez un rocher parfait, un temps chaud et un ciel bleu. Et maintenant, ajoutez simplement l'une des escalades en terrain d'aventure parmis les meilleures au monde. Bienvenue aux Arapiles."
Voici ce qu'on peut lire, à peu près, au regard de mes talents de traducteur ; )..., en quatrième de couverture du volumineux topo présentant ce site d'escalade en tous points exceptionnel.
L'environnement d'abord. Situé en plein milieu du "bush" australien, à 300 kilometres au Nord-Ouest de Melbourne, 35 de Horsham et 9 de Natimuk, petit village de 170 âmes, le camping des Pines (les "pins"), qui nous accueille (à 2 dollars la nuit !), est littéralement au pied des voies.
Un autre site majeur se trouve non loin de là. Il s'agit de Grampians, que nous apercevons du haut des voies, mais nous n'irons pas caresser son rocher pour ne pas trop nous disperser (et aussi car nous sommes à pieds !). De plus, l'escalade est beaucoup plus soutenue qu'aux Arapiles.
Notre isolement ne nous a pas permis d'écrire un article plus tôt. Donc, beaucoup de choses à raconter.
Animaux du bout du monde...
Tout d'abord la faune australienne.
Les kangourous sont nos plus proches voisins et nous les croisons quotidiennement. Les uns observant les autres, le plus souvent, lorsque nous allons grimper, parfois, lors d'un footing tardif, au detour d'un chemin... Plus rarement, nous apercevons des wallabies, sorte de kangourous plus petits. Ou encore ces surprenants animaux, les echidnas : sortes d'énormes porcs-épics. L'ambiance sonore est quant à elle assurée par une multitude d'oiseaux. Certains imitent le singe à la perfection, d'autres le piano à eau, et enfin certains ont des cris d'oiseaux vraisemblables.
La gay-pride des volatiles peut commencer ! Les couleurs chatoient : étranges pigeons au ventre rose et à la coiffe extravagante, perroquets bleus et jaunes au bec puissant, perruches rouges et bleues au vol gracieux. Bref, 111 espèces présentes, dont les noms nous plaisent: kookaburra, crimson rosella, noisy minor, little fat bird....
Voir le bêbêtorama
La grimpe aux Arapiles, une ambiance à part...
Aux "Pines", il existe un véritable esprit de partage et de convivialité. Voitures, tentes, matériel d'escalade, repas, soirées feux de camps... sont partagés de bon coeur. Les bonnes âmes partant en ville ramènent souvent pour l'ensemble des campeurs viandes, légumes, gâteaux... Mais pourquoi ? Sont-ils très riches, nous demandons-nous benoîtement ? En fait, nombre d'entre eux sont "grimpeurs à plein temps", cultivant les bonnes combines et devenant entre autre adeptes du "bin diving": la plongée en poubelle. Les supermarchés d'Horsham dégagent leurs excédents avant la date de péremption, la benne est trop belle !!! Il est donc possible de vivre ici pour 7 dollars par semaine (moyenne realisée par sondage Sofres-Gourdon) et de séjourner pendant plusieurs mois !!
En outre, c'est à l'eau de pluie que tout le monde fonctionne ! Dans cette region privée de précipitations depuis onze ans, nous sommes chanceux ! Il pleut (un peu dommage pour quelques matinées ou après-midis de grimpe) et les réservoirs recèlent de ce delicat breuvage jaunâtre, subtile décantation de feuilles d'eucalyptus : une régalade ! Et c'est parfait puisque personne n'est malade.
Et tout ce petit monde se retrouvent chaque soir, autour du feu, parlant d'escalade, d'escalade et parfois d'escalade... Monde de passionnés, d'origines géographiques et sociales complètement différentes, échangeant bien plus qu'une vision de l'activité commune, mais surtout de la chaleur et de la bonne ambiance !
Ainsi avons-nous rencontré, entre autres protagonistes, Tee et Sven, deux québécois survoltés (et très forts), Pete le clochard céleste, Christelle et Jean-Pierre, un couple Hispano-Wallon génial, généreux et drôle, Justin le drédeux, ou encore la charmante Alice... Cette ambiance de partage nous a permis d'avoir à notre table (superbe assemblage de troncs d'arbre), sous notre patchwork de bâches, éclairés par les lampions fabriqués dans des demis jerrycans d'eau, le fameux Mike Law. Une légende vivante de l'escalade australienne qui, dans les années 70 et 80, ouvrit de nombreuses voies. Durant nos quelques 3 semaines arapiléenes, nous avons pris plaisir à grimper certaines de ses oeuvres (It'll never fly (24)..... ).
Encourageant et sympathique, il nous livre des souvenirs, nous prète du matériel et nous invite à passer notre dernière nuit australienne chez lui et sa femme, à Sydney.
Voir le Pinesorama
Adieu spits, clous, relais sur chaîne et autres maillons rapides...
La raison de tout ce rassemblement d'urluberlus aux Arapiles reste ce rocher incroyable. Du grès compact, très solide, qui se trouve être plus précisemment du quartzite.

Attardons-nous un peu sur l'approche particulière de l'escalade que nous rencontrons de nouveau ici : le terrain d'aventure. Nous avons eu certes l'occasion de le découvrir en Amérique du Nord, essentiellement en grimpant sur faille, mais ici le rocher est tout autre et permet de se familiariser plus facilement avec ce style si particuliers aux Anglo-Saxons. Donc, petit rappel : Le principe du TA (terrain d'aventure) est de gravir une falaise nue, c'est-à-dire sans piton, spit ou élément métallique planté initialement dans la roche. Par voie de conséquence, cela implique, au fur et à mesure d'une ascension, de :
1: trouver un endroit sur le rocher susceptible d'accueillir une protection
2: choisir la protection adéquate en fonction de la configuration du rocher. Nuts, bouts de métal relié à un cable, à "coincer" (appelés aussi coinceurs) ou 'cam', des coinceurs mécaniques rappelant de grosses pinces à sucre reliée à un mousqueton (appelés aussi "friends")
3: choisir la taille qui convient. Une dizaine de nuts et autant de friends, tous de dimensions differentes, sont suspendus aux porte-matériels du baudrier
4: si c'est un nut qui a été placé, passer une dégaine, composée de deux mousquetons reliés par une sangle, dans le cable d'acier
si c'est un friend, passer directement au point 5
5: passer la corde dans le mousqueton
6: recommencer à grimper.
On l'aura compris, l'escalade en terrain d'aventure ( trad' ou trad'climbing chez nos amis Anglo-Saxons) est exigeante. Elle nécessite une attention constante. Les protections se doivent d'être fiables et il faut veiller à ne pas trop équiper afin d'être sûr, d'une part, de pouvoir terminer la voie et, d'autre part, d'avoir un matériel restant suffisant pour installer ce qu'on nomme un "relai". A l'aide de sangles, de nuts, de friends et d'un système d'assurage, le grimpeur installe un dispositif permettant au second de le rejoindre. Celui-ci "déséquipera" la voie. Il récupèrera le matèriel posé par le premier de cordée, qui vient d'effectuer la voie "en tête". Le second arrivant au relai, il devient alors le premier de cordée et équipe à son tour la longueur suivante. Dans les voies en plusieurs longueurs ou "multipitches", c'est ce que l'on appelle grimper en "réversible", le deuxième de cordée devenant premier et vice-versa.
Les nombreuses manipulations sur la voie, en blocage bras ou jambe vous permettant de libérer un bras pour équiper, sont fatigantes, et d'autant plus quand on n'y est pas habitué...
Autant de raisons pour lesquelles ce type d'escalade force à l'humilité. Nous grimpons tous plusieurs niveaux en-dessous de celui qu'on peut atteindre sur les voies déjà équipées, dites "spitées", ou encore "sport climbing".
Il faut savoir que les Anglo-Saxons sont très attachés à cette forme d'escalade qui n'abime pas du tout le rocher : très peu de pitons et de relais.
Les Arapiles sont essentiellement dédiées à cette escalade traditionnelle. Plus de 2000 voies, dans tous les niveaux...
A nous de jouer !!

On a commencé à grimper en se rôdant sur des voies faciles, jolies, verticales, mais avec toujours une belle ambiance.
Pour atteindre les falaises, la marche d'approche ne nous prenait au maximum que 30 minutes.
Ce qui nous a permis d'explorer plus en détails, durant 3 semaines, ce site qui permet de grimper par tout temps, à l'ombre ou au soleil, et même les jours de pluie.
Voici pêle-mêle quelques-unes de nos modestes mais géniales croix :
Muldoon (13*), The Shroud (12), Bard (12), Resignation (15), Arachnus (9), Surface to air (17), Watchtower crack (16), Syrinx (partagée avec Jean-Pierre et Christelle), Cassandra (18), Tanin (19), Swinging (17), Goldenfleece (18).... liste exhaustive sur demande uniquement !
*petit lexique d'équivalence entre cotation australienne et française :
Un "10" australien = un "3" français
14 = 5b
18 = 6a
21 = 6b+
etc....
Voir le diaporama
Lorsque l'on passe un peu de temps au camping des Pines, il est de rigueur de gravir "Tiptoe ridge" un soir de pleine lune. N'allez pas nous prendre pour des inconscients... La cotation est très facile sur cette voie (équivalent 3 français) mais l'ascension, dans le clair obscure de la pleine lune et sans éclairage artificiel assure une ambiance irréelle, magique et vaut vraiment le coût...
Voir le Tiptorama
La tête à l'envers...
Enfin, voici plus spécialement une voie qui nous a émotionnellement touchée tant par la beauté de sa ligne que par sa photogénie : Kachoong (6B+)
Avec Etienne et Sam, nous sommes au pied de la voie. Pauline, de son côté, s'installe sur "photographer ledge" se préparant à prendre quelques clichés d'anthologie... Merci à elle pour sa disponibilité et sa patience ce jour-là. Ce fut effectivement assez long !
Etienne part en tête, et s'engage dans une première partie déversante en dalle, difficile à équiper, physiquement rude et côtée en 6B. Puis un toît magistral, comprenez plutôt un plafond de 3 mètres d'avancées, à 35 mètres du sol et difficile à équiper lui aussi. Après une énorme dépense d'énergie, Etienne chute à la sortie du toît. Une chute très, très spectaculaire, mais sans gravité. C'est Sam qui enchaine ensuite et, grâce au travail effectué par Etienne et à ses placements efficaces, il enchaine et termine la voie. Superbe.
Je grimperai par la suite, assuré du haut, et après une demi-heure de haute lutte, tirant sur les dégaines, faisant une pédale, je sortirai finalement en haut de la voie...
Voir le Kachoongrama
La dernière ligne droite australienne
Pour enrichir nos minces découvertes rocheuses autralienne, une fois encore, nous reprenons la route.
De mon côté je pars avec Sven, Tee et Milly (rencontrés aux "Pines") au nord d'Adelaide pour une nouvelle semaine de grimpe.
Sam, Etienne et Pauline prennent la direction de Sydney pour goûter au grès des Blue Mountains.
Rassemblement prévu le 17 mai à Sydney pour nous envoler en direction de la Thailande ! |
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Mise à jour le Lundi, 17 Mai 2010 00:35 |
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Nous avons joué au jeu du chat et de la souris avec le soleil |
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Écrit par nous
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Vendredi, 16 Avril 2010 14:50 |
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Nous nous faisons de plus en plus désirer pour mettre à jour notre site, nous en sommes désolés.
Mais il se trouve que l'actualité grimpalistique n'a pas été des plus rugissantes ces derniers temps. Depuis hier, on peut dire que les affaires reprennent. En effet, la dernière journée passée en Nouvelle Zélande était sous le signe de la grimpe, de la reprise, de l'escalade rocheuse. En gros, plus en rapport avec la thématique initiale de notre tour du monde.
Yahaaaaa, que ça fait du bien !!
Durant les semaines qui ont précédées ce petit évènement, nous avions songé à rebaptiser le site en "touristelegloble.com" ou en "Randonnelegloble.com" tellement les fenêtres météo se faisaient rares.
Bon, il ne faut pas exagérer, faire du tourisme ou de la randonnée en Nouvelle Zélande n'a rien de désagréable. C'est même plutôt plaisant pour ne pas dire plus. Nous avons visité plusieurs villes sympas, comme Queenstown, Dunedin ou Chritchurch. Nous avons aussi fait moultes rencontres.
Depuis Wanaka, où nous avions tenté l'ascension du Mont Aspiring ( la pilule a été digérée depuis ), nous sommes ensuite allés à Queenstown. Une charmante petite ville en bord de lac, qui s'autoproclame "capitale de l'aventure". Comprendre : sports motorisées et à sensations en tous genres et à gogo ( jetspeed, parapente, quad, parachutisme, saut à l'élastique, ski nautique, scooter des mers...Hélicoptère pour aller voir des concerts en montagne et en pleine nature ). Bref, amoureux du wilderness, passez votre chemin.
La ville, pour son splendide parc Botanique, sa " piscine-spa-sauna-rivière à contre-courant-jacuzzi ", ses randonnées alentours et son site naturel vaut tout même sacrément le détour .
Voir le Queenstownrama
Par la suite, nous avons pris le cap pour Dunedin non sans faire une petite halte pour déguster le très bon vin de la région d'Otago.
Aux abords de Dunedin, pour ne pas dire la banlieue, se trouve la péninsule d'Otago. La région est connue pour être une réserve naturelle majeure de Nouvelle-Zélande ( une de plus ! ). C'est le territoire, entre autres, de nombreuses espèces d'animaux marins. Nous aurons à ce moment-là la chance d'observer quelques-uns d'entre eux. A savoir les lions de mer, les pingouins aux yeux jaunes, les albatros royaux...
Dunedin est LA ville universitaire de Nouvelle-Zélande. Cette ville de 110 000 habitants compte 18 000 étudiants soit 16 % de la population !! D'où un certain dynamisme qui rejaillit sur différents aspects de la ville, dont sa créativité musicale qui semble-t-il dépasse largement les frontières du pays. Après 3 jours passés à Dunedin, dans la très confortable auberge "backpakers" (ceux qui voyagent avec un sac à dos) d'une maison authentique de la ville datant de 1920, nous repartons de nouveau en direction de Christchurch.
Chemin faisant, nous faisons halte à Oamaru, charmante petite cité de 15 000 habitants : maisons et manufactures de styles vistoriens, parcs botaniques (influence britannique oblige), océan pacifique encore et toujours... La ville est en partie connue pour être le territoire des plus petits pingouins du monde. Les "pingouins bleus" mesurant 25-30 cm. Le tarif pour les observer étant trop prohibitif nous obterons pour une autre approche qui ne portera ses fruits qu'à la veille du départ. En bordure de route, de nuit, le long d'une voie ferrée, en partant vers notre camping à 20 km d'Oamaru...
Voir le pingouinrama
Pour terminer notre séjour néo-zélandais, il nous fallait rejoindre Christchurch. Nous rallierons la ville en passant par les terres et non en longeant la côte. Pas vraiment le chemin le plus court, mais sans aucun doute le plus beau et le plus spéctaculaire. Finalement, nous ferront halte à Mont cook village où nous avions initialement l'intention d'aller pour quelques courses alpines. Pas vraiment un village d'ailleurs, plutôt une sorte de bout du monde rappelant tour à tour La Bérarde ou Ailefroide en Oisans. La vue sur le versant Est du Mont Sefton, que nous voulions attaquer quelques semaines plus tôt par la côte ouest, et surtout sur le Mont Cook ,au bout d'une vallée sauvage après avoir longé pendant plusieurs heures le lac........sont epoustouflantes !! Observer ces sommets par parfait beau temps, à quelques jours de notre départ nous laissera un petit pincement au coeur. Caprices de la météo...
Lors de notre passage à Wanaka, nous avions prété mains fortes à des voisins de camping allemands dont le véhicule avait heurté une souche d'arbre dans le camping en question. L'occasion de rencontres après l'incident, autour d'une bonne bière. Avant de partir ils nous proposeront de nous accueillir, si besoin est, à Christchurch où 2 d'entre eux vivent depuis quelques mois. "Pas de problème, avant de prendre l'avion, vous pourrez planter la tente dans notre jardin, vous êtes les bienvenus".
Voir le Christchurchrama
Aussi, nous passerons les derniers 4 jours à Christchurch.
Nous sommes arrivés hier à Melbourne. Voir le Melbournarma (bienôt)
Une petite journée de visite et nous partons dès demain dans les Arapiles pour grimper, grimper, grimper....
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Mise à jour le Lundi, 10 Mai 2010 08:29 |
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Écrit par Nous
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Vendredi, 02 Avril 2010 09:00 |
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Après avoir essuyé une retraite anticipée sur le Mont Sefton, notre dernier espoir alpin se concentre désormais sur le Mont Aspiring.
Un guide local nous annonce que la voie normale, par French ridge hut, n'est plus praticable à cette période de l'année (beaucoup trop crevassée).
Aussi il nous faudra, le second jour de la marche d'approche, passer par un autre itinéraire "Bevan col". C'est-à-dire un long couloir exposé aux chutes de pierres et de séracs. Le passage serait, en outre, plus technique que le sommet lui-même, et chargé de neige, au mieux, ou d'eau ruisselante selon les conditions du moment...
Le DOC (Département Of Conservation), l'office Néo-zélandais qui s'occupe de tout ce qui touche à la nature et à sa protection, nous annonce un jour et demi de beau temps pour la semaine à venir. Images satellites à l'appui.
Bigre !! La Nouvelle-Zélande se montre beaucoup plus éxigeante que prévu, plus technique, plus incertaine au niveau météo...plus engagée aussi.
Rendez vous compte. Lorsque dans les Alpes, on peut faire l'ascension en deux jours d'un sommet, culminant parfois à 4000 mètres, il faut, pour gravir ici un sommet comme le Mont Aspiring (3033 mètres), compter jusqu'à 5 jours aller et retour en autonomie quasi complète...et sans imprévu. Soit trois jours de marche uniquement pour fouler le sommet. Le DOC qui, rappelons-le, s'occupe de préserver la nature du pays nous conseille de nous offrir les services d'un hélicoptère pour diminuer l'approche. Chose habituelle en Nouvelle-Zélande nous explique-t-on... Une approche toute particulière de la nature !!
Du coup, on comprend mieux les statistiques. A peine 100 cordées parviennent à le gravir chaque année. Même en été, il faut slalomer entre les gouttes d'eau !! Alors, imaginez en automne, fin mars...
Un pont trop loin...
Julien, plutôt peu intéressé à l'idée de marcher sous la pluie, nous dépose la veille du départ sur le parking d'où commence la marche d'approche. Après une nuit à quelques centaines de mètres du départ, nous partons pour de bon, chargés comme des mules avec des sacs à dos que nous évaluons à 25-30 kilos chacun. Nous imaginons être entourés d'un paysage splendide, malheureusement le plafond nuageux ne nous permet pas de l'apprécier.
Après une courte pause déjeuner à Aspiring hut, nous poussons plus loin en direction de Scott Rock Bivouac, au pied du Bevan col que nous espérons bien franchir le lendemain. La pluie commence alors à tomber plus sérieusement.
Nous tombons alors sur un os, et non des moindres... Le pont permettant de franchir un des plus gros affluents de la rivière Matukituki a été arraché, partiellement. La tentative de franchissement de Pauline ne donnera rien de plus que des pieds congelés et une culotte mouillée !!
Nous dormirons sur place et ferons demi-tour le lendemain.
Oh surprise !! Nous constaterons lors de la redescente combien les eaux étaient montées pendant la nuit. L'occasion de faire plus ample connaissance avec un aspect insoupçonné des animaux de la montagne Néo-zélandaise...
Voir le diaporama
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Les JO de Vancouver par Pierre |
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Écrit par Pierre
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Dimanche, 28 Mars 2010 06:51 |
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Le skieur des jeux Olympiques de Vancouver
David Poisson est un skieur qui m'a plu. Son nom est drôle. Il est né en 1982. Il représente la France à Vancouver.
Je l'ai vu à la télévision chez ma tatie. Sa spécialité, c'est la descente masculine. Il est descendu deux fois aux Jeux Olympiques de Vancouver : le 15 et le 19 février 2010. Il est allé jusqu'à 120 km/heure.




Et j'ai vu la descente féminine : elle était beaucoup plus courte que la descente masculine.
Pierre Defois (7 ans)
ndlr: Nous félicitons Pierre pour son article et son très joli dessin. Suite à un problème de messagerie, nous n'avons peut-être pas reçu tous les articles. N'hésitez pas à nous contacter par le site si vous nous aviez envoyé un article que nous n'aurions pas reçu.... |
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Mise à jour le Samedi, 03 Avril 2010 06:14 |
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En route vers les Alpes... |
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Écrit par Samuel
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Mercredi, 24 Mars 2010 00:41 |
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Après nos retrouvailles sur les bords du lac Taupo, nous filons direction côte est de l'île du Nord à Napier, la ville Art-déco de Nouvelle-Zélande. Détruite par le tremblement de terre de 1931, la ville a été reconstruite à l'identique depuis.
La traversée pour l'île du sud s'effectue depuis Wellington, la capitale politique de l'archipel. Au-delà de son caractère administratif, la ville présente un certain charme. Son site naturel est magnifique. La ville est construite sur le bord d'une large baie avec des quartiers de petites maisons résidentielles descendant les collines jusqu'à la mer.
Avant d'embarquer pour Picton, nous aurons le temps de visiter Te Papa, LE musée de Nouvelle-Zélande, pour tout connaître sur le pays, ses origines géologiques, les influences culturelles, la faune et la flore...Incontournable !! Il se présente sur 5 niveaux, très interactif, ludique, pédagogique...et gratuit !!
Le lendemain, nous embarquons pour l'île du Sud, car nous sommes impatients de retrouver les Alpes et de refaire enfin quelques ascensions.
Les 3h de traversée pour l'île du sud, en ferry, sont abolument splendides... En particulier la vue, au départ, sur Wellington et le dernier tiers du transfert, puisque le ferry s'avance à travers un méandre creusé par l'océan...
D'ailleurs, ces paysages de mer entourée de montagnes donnent à Pauline et Julien l'idée d'une petite escapade en kayak le long du Parc Abel Tasman tout proche. Certes, l'envie de montagne est toujours là, plus forte chaque jour, mais bon, on est pas à 2 jours de pagaies près !! Surtout, nous dit-on, qu'il s'agit d'une classique avec plages de rêve, eaux turquoises, observation d'animaux (phoques, oiseaux, …)... La description tiendra toutes ses promesses !!
Enfin, nous partons retrouver les Alpes, plus au sud. Nous y allons par la côte Ouest découpée, sauvage, arrosée aussi...
Nous faisons une première halte à Franz Joseph et Fox glaciers, les 2 seuls glaciers aux monde à continuer de progresser, de grossir. La langue terminale de ces 2 glaciers descend jusqu'à 250 m d'altitude !! Il faut regarder son altimètre pour s'en convaincre !! Même à cette altitude, et même si la mer est à deux pas, il y a une veritable ambiance de montagne. Observer les cimes englacées du Cook et du Tasman depuis la plage est assez surprenant pour les grimpeurs européens que nous sommes.
Si la Nouvelle-Zéalnde a d'aussi gros glaciers s'écoulant jusqu'à des altitudes aussi faibles, c'est en très grosse partie dû à sa pluviométrie... Les jours qui suivront, nous aurons malheureusement l'occasion de le vérifier.
En venant en Nouvelle-Zélande, nos objectifs principaux étaient le Mont Cook, le Mont Tasman et le Mont Aspiring. Les deux premiers ne se font plus cette année, à cette saison. Parfois, en temps normal, il est encore possible d'en faire l'ascension courant mars. Mais bon, là, une fois de plus, il nous faudra changer notre fusil d'épaule.
Nous avons rejoint Fox village car nous voulons désormais gravir le Mont Sefton, à 3151m, encore praticable semble-t-il cette année. Il s'agissait d'un objectif secondaire avant d'arriver en Nouvelle-Zélande. Cependant, la météo ne nous a même pas permis de le tenter !!
Malgrès tout, nous sommes partis pour deux jours de rando pour remonter la Copland Valley en direction du refuge Douglas, 24 kilometres plus hauts, point de départ du Sefton.
Il est vrai que l'humidité omniprésente en Nouvelle-Zélande participe au charme de ce pays (verdoyance, luxriance, forêts épaisses dévalant les montagnes, cascades, torrents, glaciers gigantesques...). Mais pour faire de la rando, sans parler de l'alpinisme, c'est pas vraiment la même histoire... Très vite, dès le premier jour de balade, sentant l'humidité nous envahir de toute part, transformant chaussettes en éponges et tee-shirts techniques en serpillères, nous déciderons de nous arréter 7 kilomètres plus tôt au premier refuge, « Welcome Flat Hut ». Pas si mal étant donné la météo ! Il faut reconnaître que l'idée d'aller faire un petit tour par les piscines d'eaux chaudes naturelles à deux pas de ce premier refuge aura (un peu) influencé notre décision.
Désormais rendus à Wanaka, sur les rives du lac du même nom, nous attendons une fenêtre météo, longuement désirée, pour faire l'ascension, en cinq jours, du Mont Aspiring (3033 mètres)...
Voir le diaporama |
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Mise à jour le Mercredi, 24 Mars 2010 02:55 |
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Escale Pascale et Tahitienne |
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Écrit par Samuel Jouanneau
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Vendredi, 19 Mars 2010 04:51 |
 Quelques semaines après le passage de Pauline sur l'île de Pâques et Tahiti, nous aussi (Sam, Julien et Etienne) y avons séjourné quelques temps. Une petite semaine sur chacune des deux îles. L'occasion de récupérer quelque peu après nos efforts sur le toit des Amériques.  L'occasion aussi de nombreuses rencontres avec en premier lieu le bon Yvonnic, dessinateur retraité et amoureux de Rapa Nui avec lequel nous partirons découvrir les Moaïs, mais aussi rencontres de nombreux Chiliens... Observation des tortues géantes de l'île, participation à un mariage Rapa Nui improbable (ils s'étaient rencotrés cinq jours plus tôt seulement !!) et improvisé entre un Chilien et une Barcelonaise, aux couleurs et peintures locales ... retrouvailles et nouvelles rencontres à Tahiti (Marie, la petite Janne et Boris, Patricia...) , guitare cassée avec tentative de réparation, plongée sur Moorea, alerte au Tsunami le jour du départ à Papeete,...Et de nouveau retrouvailles en Nouvelle-Zélande (Pauline, Isa et Henri)
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Mise à jour le Vendredi, 19 Mars 2010 04:54 |
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