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Arrivée a l'aéroport, sans avoir à passer par la douane. Les formalités douanières sont effectuées à Vancouver, et quelles formalités! Etienne reste coincé pendant de substancielles minutes pour un entretien complèmentaire : A cause d'une pratique de l'escalade trop régulière, ses empreintes digitales ne sont pas lisibles sur leur scanner... Nous embarquons dans l'avion juste a temps.
A LA, nous empruntons un shuttle, traduisez taxi peu cher, qui nous conduit à notre auberge de jeunesse située a Santa Monica. Les autoroutes sont immenses, se chevauchent, la ville se devoile petit a petit. Mais le paysage, qui n'est finalement que "ce que l'oeil offre à voir", ne peut refléter la première vision aérienne : un agglomérat de constructions humaines qui s'étendent à perte de vue, au sens propre du terme. Les buildings sont d'habitude les centres névralgiques des villes américaines. Ici, on voit plusieurs de ces regroupements d'immeubles tutoyant le ciel. On peut lire que Los Angeles est composée de plus de « 50 banlieues à la recherche d'une ville »... Impression de gigantisme donc.
Une nuit à l'auberge de jeunesse pour 160 dollars, et nous voilà partis prendre livraison du camping-car. A pieds d'abord vers l'arrêt de bus, la réalite dépasse la fiction. Nous assistons pantois à une scène digne des séries US les plus regardées : 2 policiers pointent leurs armes sur 4 hommes et une femme, assis sur un parterre herbeux de bord de mer. Les appréhendés sont sommés de se mettre à genoux et mains sur la tête. 2 minutes plus tard surgissent à la façon "cow-boys" quatre autres véhicules de l'autorité qui se saisissent des supposés malfrats, les fouillent puis les embarquent. Une opération qui aura nécessitée au final près de 10 agents...Et autant de véhicules !!
Après deux heures de bus, nous arrivons à l'endroit voulu (qui fait encore partie intégrante du « centre-ville » de L.A.) et nous prenons possession pour deux mois et demi d'une "bête": plus de huit mètres de long et quatre de haut, 6 couchages, une cuisine equipée, des toilettes, une douche, une télé et un lecteur DVD, une réservoir de 160 litres d'eau et autant d'essence... Plus qu'impressionnant! Le tout se conduisant avec une transmission automatique qu'il nous faut apprivoiser. Cela dit, la largeur des routes étatsuniennes nous facilite la tâche!
Nous passons notre première nuit sur un parking en bord de plage. Le matin est une suite d'observation régulière à la recherche d'éventuelles voitures de polices, realimentant le parcmètre en temps et en heures...Nous nous offrons un footing le long de l'océan pacifique puis une baignade dans de l'eau chaude et offrant de belles vagues abondamment surfées. Nous en profitons pour saluer les sauveteurs musclés d’ « Alerte à Malibu », sans trouver Pamela. La déception voile subrepticement les yeux de Samuel.
Nous partons vers midi sous un soleil de plomb et par trente degrés, en route vers Hollywood. Mulholland drive nous amène à contempler la mégapole du côté nord et sud.
Cette route juchée sur de hautes collines arides coupe L.A. en deux. Elle traverse dans l'axe ouest-est un site naturel de quelques dizaines de kilomètres carrés réservés à quelques animaux sauvages et aux riches, dont les énormes villas avec picine et terrain de tennis surplombent un panorama fait de cantons asséches et plus loin, la ville dans toute son immensité.
Un parking nous permet d'humer des odeurs toutes provençales, de chaleur, de poussière, d'herbes sèches et d'arômates. La vue coupe le souffle.
Au pied de la partie nord, on voit précisément les studios hollywoodiens, grands comme une petite ville, qui donnent déjà des airs de parcs d'attraction. Le terme est faible. Vus de plus prêt, c'est un temple de la consommation qui, depuis quelques temps sans doute, n'est plus qu'un complexe dédié au tourisme de masse…
Ce soir-là, et pour la somme de 80 dollars (environ 60 euros), nous assistons à un concert difficilement imaginable en France : Ben Harper en première partie (c'est déjà fou), puis Pearl Jam en seconde. C'est incroyable! Au sein du Gibson amphitheater, nous arrivons à 19h25. Ben Harper a commencé à jouer depuis 10 minutes.
Dans cette salle de 5000 personnes, à moitié remplie, des gens déambulent, mangent des hamburgers, lisent le journal ou tapent des textos.
Toutes les places sont assises et une "fosse" pouvant accueillir seulement 50 personnes ne s'agite que peu ou prou... Nous sommes très loin d'une ambiance de concert en France et cependant, quelle qualité! Quel moment! Nous sommes assis à trente mètres des musiciens, professionnels, qui ne tardent pas à terminer leur set, ne revenant pas pour un rappel qui ne leur sera pas demandé.
« Pourquoi une telle ambiance clientèliste ? » demandons-nous surpris et assoiffés (la bière est à 10 dollars) à un des locaux. "Parce que Los Angeles est habituée et relativement blasée par ce genre de show". Bon. La culture comme une affaire de plus à consommer : voilà un peu l'impression qui en ressort...
L'ambiance sera finalament toute autre pour Pearl Jam. La salle est pleine, tout le monde est debout. Plus de deux heures de spectacle réglé au millimètre comble la foule... Un nouveau moment inoubliable, et d'une extrême qualité !!
Le lendemain, Vendredi 2 octobre, nous passons par hollywood boulevard et sa fameuse promenade parsemée de gros paves portant des noms de stars ("the walk of fame"). Nous y croisons de nombreux mendiants. Nous traversons UCLA et son campus évocateur là-encore de séries télèvisées. Enfin le "california science center" sera notre dernière visite à Los Angeles.
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