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Écrit par Pauline
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Lundi, 08 Février 2010 10:32 |
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Partie du Chili pour rejoindre la Nouvelle-Zélande, la traversée du pacifique ne fut pas vraiment désagréable.
En entrée : l'île de pâque !
Totalement mystérieuse et envoutante, cette île, perdue au milieu de l'océan, est le lieu de vie le plus isolé du monde.
887 Moaïs jalonnent ce bout de terre, tous regardent vers l'intérieur des terres exceptés 7 d'entre eux. Contrairement aux idées recues, ces Moaïs ne représentent pas des dieux. Ils sont placés sur les tombeaux des hommes importants afin que l'on se souvienne d'eux et pour affirmer la puissance du clan. Les 7 Moaïs tournés vers la mer représenteraient quant à eux 7 explorateurs.
En scooter et au pouce, mes trois jours sur l'île furent bien remplis, du lever au coucher du soleil !
De plus, chaque année au mois de février les pascuans célèbrent leur île par le grand festival Tapati. Légèrement en avance, j'ai pu tout de même assister aux multiples répétitions de danses traditionnelles et aux préparations des « troncs ». Ces troncs font office de luge le temps d'une course effrénée sur les flanc d'un cratère... sensations assurées !
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En plat de résistance : Tahiti !
L'île paradisiaque...
10j chez Marie Truiston (une amie de l'école de kiné) !
10j avec une nana, ça me change !
Avec sa petite Janne de 8 mois nous sommes parties 2 jours à la découverte de Mooréa, l'île soeur de Tahiti. Plages de sable blanc, eaux turquoises et chaudes, poissons de toutes les couleurs, végétation luxuriante, tout était là !
Accueillies par Patricia (que l'on avait rencontrée à Amantani, l'île sur le lac Titicaca au Pérou où nous avons passé le jour de l'an) ce fut comme des vacances au milieu des vacances !
La suite fut moins paisible puisque le cyclone « Oli » nous a contraintes à rester sagement à la maison. Cependant l'alerte rouge ayant été posée en milieu de journée nous sommes tous rentrés de nos occupations (moi de l'autre bout de Tahiti, Boris du boulot, Marie étant déjà à l'appart avec Janne) non sans s'être arrété faire des réserves... Nous avons donc difficilement tenus 2 jours en autonomie avec des provisions de rouge, de paté, de saucissons, de thon, de bières... pas si difficile que ça les cyclones !
Celui-ci passé je m'envolais pour la Nouvelle-Zélande où mes parents m'ont rejoint pour 4 semaines.
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Nouvelles des 2 conquérants :
Sam et Etienne sont au camp de base de l'Aconcagua (plaza des moulas) et attendent patiemment la fenêtre météo pour fouler le sommet ! |
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Mise à jour le Lundi, 08 Février 2010 20:04 |
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Un mois de Quartier libre |
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Écrit par Etienne et Sam
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Mercredi, 27 Janvier 2010 03:47 |
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Il était prévu que nous allions jeter un oeil, et voire plus, du côté du Huayna Potosi à 6088 mètres. Mais, la neige, la pluie, le vent, la tempête, des avalanches de neige, de pierres, un ouragan, un tsunami... (Tout ça en même temps !!) ont fait que nous sommes finalement redescendus. Comme quoi nous savons aussi nous montrer raisonnables... C'était tout simplement le Huayna Papossible.
Désolé pas de photos disponibles, disons que la visibilité ne rendait rien d'interressant....
Du coup nous en avons profité pour approfondir nos visites à La Paz.
Avion faisant nous nous retrouvâmes à l'aéroport de Santiago. Et, tel John Shea (alias Jack) dans "Missing" de Costa Gavras , nous avons eu des démêlés administratifs à la douane à propos...Tenez-vous bien...de 478 grammes de miel. Nous sommes passés juste à côté d'une amende de 200 dollars. Le couple de retraités devant nous a du s'acquiter de cette somme pour....une pomme. D'autres, juste avant, pour une banane. Le ministère de l'agriculture du Chili interdit strictement sur son territoire l'introduction de fruits, légumes et autres produits agricoles. A savoir pour votre prochain voyage au pays de Piñera. D'ailleurs, ce dernier s'était fait élire la veille de notre arrivée... Soit la fin de 30 ans de présence de la gauche au Chili.
Cette arrivée au Chili correspond, pour notre petite équipe, à un mois durant lequel chacun (chacune) vaquera à ses propres occupations.
A savoir : Du côté de Pauline, après 3 jours passés à l'Ile de Pâques (destination oú nous séjournerons plus tard), elle ira rejoindre ses parents en Nouvelle-Zélande non sans s´être arrétée une dizaine de jours du côté de Tahiti (oú nous nous rendrons également par la suite)...
Car... Notre voyage est ainsi fait. Il nous faut faire face à quelques imprévus qui ne sont pas trop désagréables. De fait, plutôt que de nous rendre directement en Nouvelle-Zélande depuis Santiago, nous seront un peu contraints, mais finalement bien heureux, de faire deux haltes au milieu de l'Océan Pacifique.
Julien, pour lui, c'est l'appel du kayak qui s'est exprimé le plus fortement. Il s'en est allé en Patagonie rejoindre son pote Arnaud (McFlarnus), moniteur de Kayak, pour naviguer durant tout le mois, dans le tumulte des rivières du sud de l'Amérique du Sud. Il nous retrouvera à Santiago, à la fin de son trip, avant que nous allions à notre tour découvrir les Moaïs de l'Ile de Pâques...
Avant tout cela, nous avons eu le temps de visiter Santiago du Chili avec Julien et Pauline. Ville beaucoup plus agréable et passionnante que nous l'imaginions... Le contraste en terme de développement, avec la Bolivie et le Pérou, est stupéfiant. C'est assez simple, nous avions l'impression d'être par exemple à Nantes, Lyon...voire Paris ! Bâtiments, commerces, habitants, expos... Le dynamisme culturel perçus ici se confirmera d'ailleurs à Valparaiso où nous nous rendrons quelques jours plus tard. Car nous aurons la chance d´y être présents au moment du Carnaval culturel annuel de la ville, à savoir des concerts, du théatre de rue, des expos photos.... Le tout entièrement gratuit, avec des dizaines de milliers de personnes, dont Michelle Bachelet, l'actuelle Présidente de la République du Chili.
Ceci s'ajoutant à la visite de Valparaiso, qui en soit, est une destination touristique majeure du Chili : activité portuaire, les 15 funiculaires permettant de découvrir entre autres la maison de Pablo Neruda, les petites maisons de toutes les couleurs accrochées à la montagne face à la mer, les marchés aux poissons et leurs restaurants...
Ici nous sommes en plein été (35 degrés). En parallèle au Carnaval se tient à Valparaiso le festival Beethoven. Nous avons donc bénéficier de cela pour aller voir une représentation de Carnima Burana par l'Orchestre symphonique du Chili dans un très bel amphitéatre en plein air avec plusieurs milliers de personnes...
Voir le diaporama de Santiago
Voir le diaporama de Valparaiso
Actuellement, nous deux (Etienne et Sam), sommes à Mendoza en Argentine (ville mondialement connue pour son trés large vignoble, que nous aurons la chance de découvrir plus en détails d'ici quelques semaines...). Pour l'heure notre projet est de gravir l'Aconcagua (6959 mètres), le plus haut sommet des Amériques et également plus haut sommet du monde en-dehors de l'Himalaya. Nous partons demain matin et espèrons vous communiquer un message de réussite dans un délai qui reste incertain.
Et enfin, nous vous signalons que le coin des enfants est en route. A lire dès maintenant deux articles sur l'escalade et sur le Canada.
A très bientôt !!
Le Bécot
PS : cet article sera très bientôt enrichi par divers diaporamas et cela grace aux soins bien intentionnés de Pauline.
PS 2 : N'oubliez pas que vous pouvez nous suivre par le biais de la carte interactive qui vous permettra de suivre notre itinéraire jusque dans ses moindres recoins : voir la grimpeleglobeCARTE |
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Mise à jour le Vendredi, 05 Février 2010 20:06 |
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Écrit par julien
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Jeudi, 14 Janvier 2010 02:41 |
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Marie, notre fée bolivienne, nous met en contact avec Juan, guide de haute montagne. Professionnel, à l'écoute, nous décidons conjointement d'un "programme montagne": gravir le Petit Alpamayo, à 5420 metres et en échauffement, le Cerro Negro, à 5350 metres. Il nous previent de suite : nous ne pourrons pas boire de bieres, il n'y a pas de refuge dans cette vallée seulement peuplée de Lamas parfois suicidaires (ces imbèciles montent, c'est semble-t-il leur passion, et sont régulierement bloqués. Alors ils tombent). La nouvelle est accueillie stoiquement, avec gravité. Notre camping est situé à 4650 metres d'altitude.
Le premier jour n'est qu'une courte marche d'approche de l'endroit ou nous laisse le taxi, à deux heures de route de La Paz, dont une heure de piste, à ce majestueux fond de vallée, sur les bords d'un lac indécis, entre rouge vermeil et bleu profond.
Le lendemain, nous prenons le chemin du Cerro Negro à 10h00. Les vacances ! A 12h30, une barre chocolatée nous réconforte au sommet. L'après-midi est consacrée à des manipulations de corde, du "moufflage", ou l'art de sortir un copain d'une crevasse. Le tout est orchestré par maître Juan, patiemment et avec pédagogie (Note pour Manu: Plutot du style Freinet). La nuit sera courte.
"Debout les gars réveillez-vous, il va falloir en mettre un coup, debout les gars réveillez-vous on va au bout du monde !" Il est trois heures du matin quand le réveil sonne et que cette célèbre chanson d'Hugues Aufray accompagne joyeusement mon réveil. On a les excitants qu'on peut... On se véti chaudement d'un collant, très seyant, d'un pantalon "gore·tex", étanche et respirant, d'un tee-shirt si ajusté qu'il met en valeur nos grains de beauté et nos tâches de poil, d'une polaire, d'une veste "gore·tex" coupe-vent, d'un bonnet et de gants. Puis nous nous extrayons de la tente, chaussés comme des spationautes, avec aux pieds ce qui ferait passer comme delicates et fragiles des bottes de chantier. En bref, nous sommes prêts ! Mais d'abord, un petit thé dans la tente cuisine, accompagnés de gateaux raffinés (Etienne lève le petit doigt en portant la tasse, il est très distingué) nous vivifient tout à fait. Les lampes frontales débutent leur ballet, il est 4h20.

Dans l'hémisphère sud, le ciel est un spectacle renversé qui nous surprend toute cette fin de nuit. Nous marchons sur les morraines, gros caillous laissés lors du recul du glacier de manière complètement anarchique (ça se voit qu'il n'avait pas une maman devant lui quand il reculait, parce qu'à mon avis il aurait tout rangé, et plus vite que ça !) et atteignons vers 5h30 les jupons de l'insolent et impressionnant glacier. Nous plaçons les crampons sous nos chaussures et nous armons de piolets. S'ensuivent deux heures de slalom entre les crevasses, sur des ponts de neiges durcis par les 15 degrés en dessous de 0 qui ont sevis la nuit durant. La lueur du jour naissant éteint nos lucioles, dévoilant peu a peu un lac pourpre, des cimes enchanteresses drapées d·un velours neigeux. L'effort est rythmé par Juan, dont l'experience lui confère une tranquilité rassurante. Un sourire facile, concentré, ce bonhomme est l'incarnation de la "force tranquille": il montre, il nous apprend, il anticipe, il contrôle. Sam et Etienne sont encordés ensembles, Pauline et moi-même sommes avec Juan. Notre équipe est donc constituée de deux "cordées". En moins de deux heures, nous atteignons un premier col à 5100 mètres d'altitude. Une pause de quelques minutes nous fait totalement récupérer, signe d'une acclimatation réussie ! Quelques centaines de foulées supplémentaires (oui, l'économie de l'effort me fait parler en foulées...), et nous enlevons les crampons pour l'ascension d'un pic schisteux. Ce rocher, bien que s'effritant, est sain. A 8h30, nous découvrons à son sommet (5300 metres) le but de notre "course" (terme d'alpiniste emprunté a Edouard Leclerc pour désigner une promenade longue et en montagne, en opposition aux champs). Le petit Alpamayo. Le parcours est nettement visible sous un soleil éclatant. Il nous faut redescendre le rocher, puis parcourir une longue crête neigeuse aboutissant au faîte convoite. En route !
L'inclinaison de la pente nécessite l'usage de piolets-tractions, se plantant facilement dans la neige, offrant aux bras une prise solide et bénéfique. Le corps se hisse plus facilement, l'équilibre est plus sur. A noter ici la jolie performance de Etienne et Samuel, tous les deux "autonomes". L'arrête accusant par deux fois un angle de 45 degrés, il fallait être en forme et très concentré ! D'autant plus lorsqu'on a perdu un crampon (chute d'un des deux crampons d'Etienne en plein milieu de l'effort... une offrande a Pachamama nous declara-t-il ensuite...): bravo ! Je peux vous dire que c'est un peu plus simple lorsqu'on est attaché à un guide de haute montagne...
Malgré l'altitude, l'effort exigeant, l'albedo, ce rayonnement du soleil amplifié par la neige, nous apprécions en jubilant (le mot n'est pas trop fort) le sommet et son panorama dont on se demande pourquoi le futuroscope ne le propose pas encore au "cinema 360". Il est 10h30, nous sommes à 5420 mètres. Les coeurs sont chauds, c'est un bécot généreux et partagé qui immortalise l'instant. "Mais il reste la descente mon p'tit bonhomme !" me direz·vous. Et je vous dirai "c'est pas faux". "Et ce n'est pas vraiment de la roupie de sansonnet" renchérirez-vous. Ce en quoi vous auriez encore raison. Alors parlons-en.
Le soleil, présent en cette saison, cadeau de la montagne dirait Juan, est exceptionnel. Cela fait un mois qu'il n'y a pas eu de conditions aussi favorables (peut-être grâce au sacrifice du crampon). Oui, mais. Mais les ponts de neige enjambant les crevasses gourmandes si aisement évitées a la montée sont maintenant fragilisés! Les techniques d'assurage prodiguées par Juan se combinent à des plongeons spectaculaires. Médaille artistique décernée a l'unanimité a Sam. Notes: 5.7 5.9 5.8 3.4 (un jaloux). Médaille de l'engagement en profondeur décernée sans surprise 'a Pauline, qui a régalé le public par un superbe "tronc". Cette figure périlleuse consiste a ne laisser visible que le haut du corps, le reste étant habillement dérobé par la crevasse aux yeux du spectateur. Chapeau! Les notes: 5.8 6(un amoureux) 5.7 5.8.
Voir le diaporama
A 16h45, nous partageons rapidement un thé dans la tente cuisine. Nous sommes ébahis. Le rangement de la tente, de nos affaires, l'heure et demie de marche qui nous reste sont pur plaisir. Le taxi nous ramenant à La Paz, n'eussent été ses soubressauts virils, aurait sans doute été caisse de resonnance à nos premiers ronflements.
UN GRAND GRAND MERCI A JUAN, GUIDE ET PERSONNE D'EXCEPTION (Juan, si tu lis ça avant de nous emmener sur le Huayna Potosí, ne te repose pas sur tes lauriers !)
Et comme le dit si bien Hugues Aufray : Hasta luego ! |
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Mise à jour le Mercredi, 27 Janvier 2010 03:19 |
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La paz, Le salar de Uyuni et autres déserts magiques. |
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Écrit par Etienne
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Jeudi, 14 Janvier 2010 00:11 |
Le temps passe très vite quand on s'amuse. Nous avions prévu 3 semaines au Pérou et 3 en Bolivie, et sans nous en rendre compte, nous sommes restés 4 semaines au Pérou. Par conséquent, il ne nous restait que 2 semaines en Bolivie, et cela pour boucler un programme très chargé. De plus, le tourisme a tendance à nous prendre pas mal de temps, plus que prévu, il faut reconnaitre que nous avons choisi nos pays en connaissance de cause, du moins en parti. La Bolivie se révèle plus attractive que prévue. On ne s'en plaind pas !!
En arrivant à La Paz, on s'attendait à suffoquer un peu. La Paz est la plus haute capitale du monde, l'altitude varie entre 3250 m et un peu plus de 4100 ! Et bien il faut croire que nous sommes bien acclimatés puisque nous nous sentons très bien dans cette agglomération d'un million et demi d'habitants. La Paz est agréable à visiter, certains quartiers sont mêmes très agréable. Il est bien évident qu'il y a une très grande pauvreté dans la ville, comme dans tout le pays d'ailleurs. Evo Moralès, le président de la République de gauche qui vient tout juste d'être réélut suscite beaucoup d'espoir ici.
Voici un bref diaporama de La Paz.
Pour faire de la montagne et du tourisme, il faut du temps, comme nous en avions peu, nous sommes passé par une agence de tourisme pour faire le parcours classique de ce qu'il faut voir en Bolivie. Cela ne nous a pas ruiné, le coût de la vie étant plus bas qu'au Pérou ! Nous n'avons pas été déçu. Cinq jours de 4*4, le seul moyen de transport possible pour ce voyage et 2200 km plus tard (histoire de bien soigner notre bilan carbone), nous avons vu des paysages extraordinaires. Le Salar de Uyuni est un désert de sel plus grand que le lac Titicaca, son épaisseur moyenne est de 120 m. Quelques îles dépassent de ce paysage unique, dont l'île Inkahuasi qui est jonchée de cactus et que nous avons visité. Les lagunas Colorado (de plusieurs couleurs, les photos parlent d'elles-mêmes), Verde et autres; les flamands roses, les vigognes (sorte de lama en plus fin et surtout complètement sauvage),les différents déserts et les jeisers. Nous avons retouvé un petit air d'Etats-Unis dans les immensités traversées.
Voir le diaporama.
En passant, avec Julien, on s'est mit au charango, qui est un instrument bolivien à corde dérivé de la guitare. Les résultats sont pour l'instant ... intéressants !! |
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Mise à jour le Dimanche, 17 Janvier 2010 20:23 |
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Écrit par Pauline
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Mercredi, 13 Janvier 2010 21:47 |
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Partis pour une année extraordinaire, il nous fallait passer le cap 2010 de façon peu banale... La chose fut toute trouvée ; la chronologie du sé jour péruvien nous a mené pour cette fin 2009 sur les rives du lac Titicaca. Nous avons donc décidé de passer le 31 décembre sur une des îles de ce superbe lac. Le lac Titicaca, à cheval sur le Pérou et la Bolivie, mesure 196km de long pour environ 65 de large. Il est situé à 3809m d'altitude, il est ainsi le plus haut lac naviguable au monde. Le 31 au matin, après 45 minutes de navigation nous faisons une halte pour visiter les îles Uros. Ces îles sont entièrement constituées de roseaux ! Socle, habitations, barques, tout, asbolument tout est en roseau ! C'est le moyen que le peuple Uros a trouvé pour vivre sur le lac sans être géné par les modifications du niveau d'eau. Puis on ré-embarque sur le bateau (pas en roseau !!!) pour rejoindre l'île d'Amantani où nous serons logés chez l'habitant. Nous gravissons le point culminant de l'île, à 4120m. Bon pour les alpes c'est une belle performance, ici le départ étant à 3800m c'est plutôt aisé. Bref du "sommet" nous avons une vue panoramique sur le lac Titicaca, qui ressemble plutôt à une mer puisque l'on ne voit pas l'autre rive. Le soir, nous mangeons dans nos familles respectives le repas quotidien constitué de soupe de quinoa et de patate. Enfin pour passer le cap 2010 nous revétons les vètements traditionnels. Pour les hommes c'est simple, on leur enfile un long poncho. Pour moi, c'est une autre affaire ! Rigina me fournit 3 jupons, puis une lourde chemise et pour tenir le tout une sorte de gaine-ceinture bien bien serrée ! Là je ressent beaucoup plus l'altitude ! A moins que ce soit le fait d'avoir le ventre et les côtes comprimées... après chaque danse il me faut plusieurs minutes pour reprendre mon souffle ! Ainsi, nous avons dansé ou assisté à des danses traditionnelles toute la soirée dans la salle communale. Le bouchon de la bouteille de pétillant local a sauté à 23h, bon d'accord on a faiblit, on été fatigué mais bon en France il était alors 5h du mat'... donc on peut dire que l'on a bien festoyé !!! Le lendemain, nous visitons une troisième île : Taquile avant de rejoindre Puno en fin d'après-midi !
Voir le Diaporama
Bon, nous sommes en retard sur les articles mais il n'est jamais trop tard pour vous souhaiter de la part de nous 4 à tous et à toutes une EXCELLENTE ANNEE 2010 !!! |
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Mise à jour le Mercredi, 13 Janvier 2010 22:18 |
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Écrit par julien
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Dimanche, 10 Janvier 2010 11:55 |
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Après une heure d'ascension ardue, surplombant les ruines superbement rénovées de cette ville si célèbre de par le monde et abandonnée au XVIème siècle, notre regard embrasse le Machu Pichu sous un ciel légèrement voilé. Les apparitions sporadiques de la divinité Soleil renforce le sentiment d'être entouré de nuages et de magie. Nous reprenons notre souffle et reparcourons les deux derniers jours qui nous ont menés ici...
Ce samedi 26 décembre, nous partons en bus à 7h45. Nous avons acheté une "formule Machu Pichu" à Manuel, venu nous démarcher à l'hôtel le jour précédent. Les différents agents de voyages (à ne pas confondre avec "agence", vers lesquelles on peut se retourner s'il y a un problème) se regroupent afin de réunir les voyageurs dans un même véhicule. Nous faisons ainsi le tour des "habitacions" et sommes sur la route à 9h00. L'aventure commence.
Les routes péruviennes sont goudronnées, jusqu'à un certain point. Ensuite, la terre reprend ses droits. Très impressionnant. Nous longeons des vallées. Les qualifier d'encaissées seraient un euphémisme. Et, surprise, on s'y croise entre bus et même, on s'y double! La plupart du temps, il n'y a pourtant pas de place pour un vélo, mais il y en a encore moins pour l'hésitation. Nous nous arrêtons. "Le bus ne peut aller plus loin. Il faut continuer à pied. Environ 20 minutes."
Pendant la nuit, il y aurait eu quelques éboulements qui nous bloquent le passage et nous incitent à continuer pedibus. C'est une heure trente de marche qui nous feront découvrir, entre rires et frissons, la quinzaine de coulées de pierres et de boue obstruant la route...
Un autre bus fait le relai et nous conduit sans encombre à une gare. De là, une charmante locomotive digne des émissions "Des trains pas comme les autres" ou de "Faut pas rêver" nous mène à Aguas Calientes ou "Machu Pichu pueblo", c'est-à-dire le village d'où nous partirons tôt le lendemain matin. Mais malheureusement, le soir, c'est la Saint Etienne et nous ne pouvons pas ignorer cette fête. Donc, nous la célébrons. Un peu.
Dimanche 27 décembre. 3h00 du matin. Notre guide est somnambule. Il ouvre la porte de la chambre et s'installe confortablement entre Etienne et Pauline pour continuer sa nuit. Samuel le reconduit gentillement à sa chambre.
4h30. Nous partons pour 2h00 de marche vers l'entrée de la ville sacrée. Nous remontons tout d'abord le puissant cours d'eau. Le jour se lève. Alors que la rivière écumante et tonitruante s'écoule marron chocolat, son bruit est peu à peu verdit par l'exubérance de la végétation tropicale. Ce grondement s'atténue, ne devenant qu'une rumeur quand nous nous élevons par un sentier sur le flanc de la montagne, rejoignant bientôt la file de touristes déversés par car entier. (Oui, oui, c'est vrai, on aurait aussi pu y aller en car, c'était pas très cher...Mais bon.) Nous rejoignons notre somnambule hélant « Amigos! » (les touristes sont tous des "amigos" ici!), bien réveillé cette fois, et un guide anglophone nous offre deux heures de visite de cette ville incroyable. C'est après que nous nous rendrons au WaynaPicchu, sommmet dévoilant une vue aérienne de carte postale et de manuel scolaire de cette fameuse Cité d'Or. Instants de contemplation...
Au retour, nonobstant le fait que notre "amigo" ne voulait pas nous donner de chambre d'hôtel, qu'on avait pourtant payée, tout s'est très bien déroulé. On a finalement eu gîte, couvert, et bains chauds naturels!!! Une petite bière enfin conclut cette journée au bout de laquelle nous ne trouvâmes pas le sommeil. C'est lui qui nous cueillit, et sans effort...
voir le diaporama |
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Mise à jour le Jeudi, 14 Janvier 2010 00:02 |
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19 au 22.12 : L'Urus, c'est le Pérou ! |
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Écrit par Etienne
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Samedi, 26 Décembre 2009 04:32 |
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L'Urus, 5496m d'altitude, était notre premier objectif d'ascension en Amérique Latine. Du camp de base, à 4350m, nous devions aussi grimper l'Ishinca (5530m) et le Tocllaraju (6033m), mais les conditions météorologiques ne nous l'ont pas permises. De fait, pour faire un tour du monde basé sur l'escalade, il nous fallait faire des compromis saisonniers et ainsi se trouver confrontés à des incertitudes climatiques. Nous le savions, cela faisait parti du jeu. L'ascension de l'Urus n'était pas gagnée d'avance, surtout pour moi qui avait 40° de fièvre 4 jours plus tôt. Mais heureusement, l'émulation et l'amitié m'ont donné des ailes au moment d'aborder le ressault final. L'altitude s'est faite sentir, le souffle était court, mais la joie de fouler le petit dôme sommitale était grande. Quasiment à 5500m au dessus du niveau de la mer ! C'est déjà une consolation d'avoir gravit ce sommet fin décembre. Au vu des conditions de la montagne et de notre absence d'expérience andine, nous avons fait appel aux services d'un guide de haute montagne péruvien. Quique, c'est son prénom, est un guide francophone très fort et très sympathique. Nous ne pouvons que faire sa publicité, les tarifs qu'il pratique sont à l'image du coût de la vie locale, 70 $/j. En juin prochain, il va tenter l'ascension de l'Artesonraju, dont la première a été réussie par Lionel Terray dans les années 60, cela devrait être la première 100% péruvienne de ce sommet. C'est du très haut niveau. Si vous prévoyez une expé dans la cordillière blanche, contactez le (mèl :
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
). Il parle couramment le français, l'italien, l'espagnol, l'anglais et sa langue natale le quechua. J'allais oublier, pour nous rendre au camp de base avec toute notre quincallerie, nous avions des ânes qui étaient menés de main de maître par Oscar, un "arriero". Cela nous a permis de parcourir les 12km de marche d'approche sans trop de difficultés. Nous avions prévu 4 jours d'expé, au cas où l'Ishinca eut été praticable, et comme il ne l'était pas, le lendemain de l'Urus, nous sommes seulement allés à 5000m pour voir le lac Ishinca. Cétait là encore magnifique !
Voir le Diaporama de l'approche et de l'Urus
Voir le Diaporama du lac et du retour
Une fois redescendus dans la vallée, à Huaraz, nous avons goulûment dégusté quelques pisco sour (spécialité locale) avec Quique, puis nous l'avons quitté (en espérant recroiser sa route un jour) car 1500km de bus et 2 jours de voyage nous attendaient pour nous rendre à Cuzco. Cuzco, 3370m d'altitude, capitale de l'empire Incas, 470 000 habitants, ville conservée dans son jus, c'est-à-dire ville authentique.
Aujourd'hui nous sommes le 25 décembre. La coutûme veut que l'on se réjouisse à cette date car il y a très très longtemps (même Benoit S. n'était pas né), des gens avec des croix et des bibles ont décidé de remplacer l'ancien culte païen de célébration de l'allongement de la durée du jour par la naissance d'un petit bonhomme qui selon les historiens serait en fait né en mars. Peut-être qu'un jour un autre culte sera à la mode, mais en attendant, il serait de bon ton que je vous souhaite un joyeux Noël. Alors joyeux Noël à tous ! Nous même, nous avons fêté Noël. Impossible de passer à côté de l'évènement dans un des pays les plus catholiques au monde. Depuis notre arrivée, nous voyons des crèches partout. Sur la Plaza de armas, la place principale de Cuzco, se tient le 24 décembre un gigantesque marché de Noël. C'est d'ailleurs le seul jour de l'année où il y a un marché sur cette place. C'est incroyable, la moitié des stands vend des santons ou de la matière première pour se fabriquer soit même une crèche, à savoir des brindilles, des bouts de bois, et de la mousse naturelle pour y déposer les jolis petits santons. Le best-seller de ce marché est peut-être le pétard. En effet, même si quelques détonations nous font sursauter à partir du moment où il fait nuit, c'est à minuit que le délire commence. Pendant près d'une heure nous avons assisté et participé à un concert de pétards. Du jamais vu pour ma part. Les détonations venaient de toute la ville, mais sur la plaza de armas, les feux étaient ininterrompus. Les enfants dansaient au milieux des pétards et se souciaient peu des risques éventuels de brûlures. D'ailleurs, ces dizaines d'enfants habillés en haillons, parraissaient livrés à eux et cela n'inquiétait personne. Vers 1h du matin, nous avions notre compte et nous nous sommes rentrés en laissant derrière nous la fête qui battait son plein. Aujourd'hui, bullage, tourisme et visite plus approfondie de la ville.
Le Diaporama est là !
Demain nous partons pour 3 jours au Machu Picchu. C'est ça le Pérou ! D'ailleurs vous le savez peut-être, mais je ne peux m'empêcher de le dire, car je l'ai appris il y a peu. L'expression "c'est le Pérou" date du temps où les mines d'Argent de Potosi prospéraient et où l'on enviait cette situation. Aujourd'hui, Potosi est en Bolivie mais l'expression est tenace. Alors pour Noël, je vous souhaite le Pérou. Le bécot à tous
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Mise à jour le Mercredi, 30 Décembre 2009 03:52 |
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16 et 17/12 : Rétablissement de Bernard |
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Écrit par Pauline
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Samedi, 26 Décembre 2009 02:44 |
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Après 4 jours de folle activité "lit-télé-avalage de médicaments".... Etienne a pu sortir ! Premiere journée, prudence, ce n'est pas la grosse patate ! Nous prennons un bus collectif, faisant vu l'heure, ramassage scolaire, pour aller visiter des ruines inkas. Après 45 min de trajet sur une route disons bien usée par les pluies quotidiennes nous arrivons à Willkahuain où Franky, 8 ans, sera notre guide ! La maison se compose de 3 étages avec des systèmes de communication interne ; des sortes de "téléphones" (trous qui communiquent d'un étage à l'autre). Le seul soucis dans cette bâtisse est comme on commence à en avoir l'habitude... la hauteur de plafond. Et oui, ici la taille moyenne actuelle est de 1m50 à 1m60. Ainsi les mini-bus ne nous laissent guère de place pour les jambes et la tête touche le plafond. Ici il faut carrément se plier en 2 pour entrer et passer d'une pièce à l'autre. Le temps étant clément et la visite pas trop épuisante, nous décidons de rentrer à Huaraz à pied par les petits chemins. Nous rencontrons des habitations bien simples et pitoresques, la plupart du temps faites en torchis avec la porte d'entrée pour unique ouverture. Perdues dans les champs, les constructions sont réduites à leur minimum, ne servant vraisemblablement d'abri que pour dormir.
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Le lendemain, nous partons débuter notre acclimatation. Tôt le matin, un "bus-bolide" remonte la vallée à prés de 110km/h sur une route jonchée de nid de poule... Sain et sauf, nous sommes contents de sortir de l'engin et de commencer à marcher. Quelques 700m de dénivelé plus tard, nous découvrons un superbe lac turquoise au pied des glaciers et des sommets vertigineux (culminants à plus de 6000m). Nous sommes à 4450m d'altitude et la sieste au soleil est bien salutaire !
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Mise à jour le Mardi, 29 Décembre 2009 16:32 |
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