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Écrit par julien
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Mardi, 02 Mars 2010 23:38 |
Les dechainements climatiques et les avatars techtoniques sont par trop presents ces temps ci. Un terrible tremblement de terre au chili, que nous avons quitte il y a moins de deux semaines, suivi d une alerte au tsunami faisant quelques ravages dans le Pacifique, epargnant par bonheur Tahiti, alors que la France voyait une tempete meurtriere sillonner ses terres. Bref, du tragique. Qui souleve des questions: Va t on s arreter de parler de sports qui, dans des conditions "normales", jouent avec ces elements incontrolables? Y a t il opposition entre activites triviales, sur terre ou sur l eau, et gravite sans nom des catastrophes naturelles?
La reponse est non. Bien sur. Ce qui par contre fait sens, en tant qu "utilisateurs", c est de s interroger sur l origine de tels evenements, la place qu y tient l homme, mais aussi sur les consequences desastreuses qui pourraient etre evitees (Haiti !....). Enfin bon, on n est pas la pour faire du Nicolas Hulot, ni pour beurrer les sandwichs
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Nous sommes donc au milieu du mois de janvier et je quitte Santiago du Chili, Pauline, Samuel et Etienne, en bus, direction la Patagonie....
Aux paysages qui porteraient a jeter un discredit a dame nature tant ils pourraient paraitre pretentieux, s'ajoute, particularite affriolante de l'Argentine, la gastronomie. Une pause d une nuit a Barriloche, m oblige a aller manger au restaurant. Si, si! j etais oblige. Les supermarches etaient quasiment fermes, je les aurais deranges, bref...
Durant la degustation de "medaillons de lomo", deux coeurs de cote de boeuf d'une tendrete a faire jurer Jean-Pierre Coffe, le palais se distrait d'un cabernet-sauvignon de Patagonie: le "Postales del fin del mundo"... Absolument rien a voir avec les vins Peruviens ou Boliviens. On est dans le delicat, riche et pas trop puissant, et ce contrairement a bien des vins californiens (C'est a dire qu'on n'a pas l'impression d'avoir tout juste macher un chewing-gum a la cerise). Bref, un ange passe.... Une eau de vie de vin "grapa aniapa malbec", classee 10eme au monde nous specifie-t-on sur la carte, vient couronner le repas (j en prends deux!). Le tout pour 12 euros.
Rio corcovado et futaleufu
 Le lendemain, arrivee au village de Corcovado: 500 ames, 1heure de jeep sans trainer, sur piste, du village de Esquel, a 1900 kilometres au sud de Santiago et autant Buenos Aires. Pleine Patagonie, horizons lointains. Accueil formidable par Gaelle et mon copain Arnaud, mon pote d'enfance, avec lequel j'ai commence a naviguer, il y a 20 ans. Des l'apres midi, 1ere descente du rio corcovado, jolie riviere avec quelques passages classes 3 (grosses vagues peu techniques). De la base qui nous tiendra d'habitation pendant quelques jours, on entend la riviere et le chant du vent qui coiffe les oiseaux et le sommet enneige d'une montagne proche. Gaelle, Zack, Tatou et Noelle sont nos colocataires, travaillant eux aussi dans le tourisme nautique qui fait vivre une partie des habitants de la region. Quel accueil, quelle chaleur! C est l occasion de gouter un cocktail tres particulier: un seul suffit pour etre vaccine. On appelle ca le "fernet"(prononcer fernette), habile melange entre fernet branca, alcool que je croyais avoir disparu de la circulation, et coca cola! Les argentins en sont friands... Eux qui possedent du si bon vin, c est quand meme bien triste!
Enfin, deux jours plus tard arrive Bruno, un tres bon pote rencontre a Bali. Il n'a jamais navigue en riviere et, contre toutes attentes, fera des debuts remarquables a bord d'une embarcation gonflable, sur le rio Azul. Presentant de serieux passages classe 3, avoir descendu ce rio par 2 fois est une prouesse! Bravo mon Bruno! voir le diaporama
La date supposee de la descente du monstre sacre qu'est le rio futaleufu approche, et j'ai l'excellente idee de "nager", soit "prendre un bain", autrement dit "dessaler". Bref, renverse par une vague, je me retourne, ne parviens pas a esquimauter, et sort de mon kayak en nageant...sur le rio Corcovado, repute "facile"... Impeccable pour la confiance! Heureusement, la charcuterie d'Andalousie (convoyee par les bons soins de Bruno et de sa famille) m'aidera a m'en remettre...
Deux jours plus tard, c'est le depart pour le "Futa". Les couleurs eclatent, se melent aux odeurs de la nature exhuberante. Nous sommes accueillis au "quincho", large construction de bois, circulaire, haute de toit permettant a la fumee du foyer installe en son milieu de s evacuer...plus ou moins. C est une famille qu Arnaud connait tres bien qui nous recoit. La senora et Luis, couple dynamique d une quarantaine d annees, possedent un petit domaine sur les bords du rio. On y trouve terrain de camping (ou nous rencontrerons des francais, kayakistes, supers sympas), deux quinchos qui servent de piece de vie commune aux guides chiliens et peruviens et des petits chalets destines aux touristes. L ambiance "kayakistes" et "barreurs de raft" est tres particuliere, tres forte, avec ces gens qui risquent leur vie tous les jours: partage, solidarite, souci de l'autre. Le rio azul nous echauffera la premiere apres midi... Que lindo! Puis le lendemain, c est parti.
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Le futa: volume, puissance, une des trois plus belles rivieres au monde. Rapides aux noms evocateurs (toro, mundaca, puma, hymalaya..). 14 gros rapides qui portent tous un nom. Nommer pour s'approprier. Concentration forte. Pas le droit a l'erreur. Passages classe 4+, enormes vagues et la "ligne", c est a dire la direction, a ne pas manquer. Il est des endroits ou il n'y a pas le droit de passer, ni de "nager", surtout pas. Je suis Arnaud. D'un pont permettant d anticiper les trois cents premiers metres, on apercoit "l'entrada", premier rapide qui devoile la puissance du rio. Deux lignes sont possibles, a gauche, plus facile, et au milieu, plus dure. Arnaud me donne le choix et je decide de passer au milieu, decide et tres tres concentre... La quatrieme ou cinquieme vague me retourne, j esquimaute (me remets a l endroit) immediatement (ouf!) et mes cotes percutent le bateau d Arnaud. Et oui! Comme un bon ami, il m attendait pour mieux pouvoir se moquer sauf que....son bateau a ete pris en surf et je l ai recu. Ambiance!!!! C est un de ces endroit ou on n'a pas le droit de nager. Apres, c'est trois a quatre tres gros rapides qu'on devrait descendre a la nage.... Puis tout va bien. Epouser la riviere, lire les mouvements d'eau, anticiper au maximum. A eviter absolument: les rappels (machines a laver), les syphons (qui vous aspirent et vous remontent a la surface quand ils ont envie), les drossages (courant qui se projete contre une paroi rocheuse, creusee sous l effet de l erosion et pouvant potentiellement bloquer l imprudent nageur) . Le plaisir est intense....En empruntant un passage a droite, on longe une enorme machine a broyer: son nom est Puma, rouleau destructeur. Bref, c est 1h30 de descente, guide par mon pote, magique! Experience inoubliable, qui donne une tres forte envie de refaire du kayak! Surf sur l Ile de Paques et a Tahiti... Avec Etienne et Samuel, nous avons pu profiter de tres jolies vagues a surfer. Ce sont des vagues de riff, c est a dire que le sous sol marin n est pas de sable, mais de rocher et/ou de corail. Impressions irreelles lorqu a 5 heures du matin, nous sommes sur un bateau en direction de la barriere de corail, prets a surfer cette splendide "gauche" , avec Boris, notre copain resident sur Tahiti.... Vague glassis: puissance s alliant avec proprete et regularite: que du bonheur, une fois de plus! Mais la encore: ne tombe pas! Seulement 40 centimetres d eau te separant des coraux pour se faire tournebouler par une vague d un metre cinquante, ce n est pas suffisant...
Et enfin, nous tenons a remercier toutes les personnes qui se rendent sur le site et nous encouragent: plus de 5685 visites, plus de 1393 visiteurs differents, originaires de plus de 15 pays.... MERCI!!!!
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Mise à jour le Lundi, 08 Mars 2010 00:03 |
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L'aventure en famille continue |
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Écrit par Henri et Isa (toujours parents de Pauline)
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Mardi, 02 Mars 2010 23:31 |
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Nous voici à Tongariro, pour une étape sportive plus en adéquation avec "grimpeleglobe" .Nous partons pour une traversée des volcans à pied... 7 h de marche splendide au milieu des lacs émeraudes et déserts de lave. Isabelle garde le camp....
Nous remontons sur Taupo pour admirer en bateau les sculptures Maoris faites sur les falaises bordant le lac (Pauline les aurait bien plutôt grimpées !), et nous prenons un bain de pied dans le lac froid, avec un sable réchauffé par un courant très chaud.
Le lac s'écoule par des chutes d'une puissance inouie "Huka fall" jusqu'à un barrage, où nous sommes arrivés juste au moment du lacher des eaux, grandiose !!!!
Juste avant l'arrivée à Rotorua, une piscine chaude naturelle nous attend.... mais c'est très très chaud !!
Nous repassons une soirée très sympa et arrosée avec Martin et Lonie, qui travaillent au camping. Merci encore pour leur accueil chaleureux.
Au Mont Maunganui, volcan en bout de presqu'ile, nous assistons au championnat national de sport en océan pour les 10-14 ans. Ces jeunes doivent faire des courses sur le sable, puis face aux vagues. Ces gamins face aux grosses vagues ont une endurance exemplaire.
A Waihi nous découvrons par hasard une baie de rêve à 45mn à pied du village.
Puis retour sur Auckland pour récupérer les garçons, en provenance de Tahiti. Après le cyclone de Pauline, ils vivent l'alerte au tsunami, et arrivent avec un jour de retard.
Nous partons avec Etienne pour une dernière escapade à l'ouest d'Auckland pour découvrir une colonie de Fous de Basan (oiseaux marins).
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Nous laissons nos quatre baroudeurs poursuivre leur aventure, et nous rentrons en France. |
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Il n'est jamais trop tard pour barrouder ! |
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Écrit par Henri et Isa (parents de Pauline)
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Lundi, 22 Février 2010 05:01 |
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Nous étions partis pour, bien sûr, rendre visite à Pauline, notre fille, sans aucune idée précise pour aborder ce pays. Visites, plages, randonnées, le choix ne manque pas. Le soleil en plein hiver (pour nous) et la paresse aidant, nous avons vite opté pour un rythme assez cool et pour les plages de sable. Nous nous contenterons donc de visiter le nord, sous un soleil radieux.
De France, la Nouvelle Zélande semble toute petite (surtout à côté de l'Australie), mais ce sont deux iles de 1000 km de long !
Visiter la totalité en 4 semaines serait une course effrenée. Nous préférons en voir moins mais en savourant les paysages, les ballades, les rencontres, sans être en voiture en permanence. C'est un pays avec des paysages magnifiques, variés et très propres (les Français pourraient en prendre exemple), des gens cools et accueillants, des bons vins ! (Pauline a adoré le "pinotage" découvert lors d'une dégustation ! nous aussi !). Le seul point noir les restaurants sont très très souvent des fast-food. Nous avons cependant découvert quelques bonnes adresses.
Après deux jours à Auckland pour récupérer du voyage, visiter et trouver une voiture (on conduit à gauche!!) nous sommes montés au Nord à "Goat Island", une réserve marine. Deux nuits en camping dans un lieu magique face à la mer, ballade. Ensuite direction Russel, où nous avons reçu un accueil vraiment génial dans un camping, avec plein de bons plans. Nous sommes allés à la rencontre des Dauphins, ils furent nombreux mais pas très disposés à jouer. Pauline a tenté la baignade avec eux, et grace à un magnifique sprint elle a pu en approcher quelques uns.
Nous avons ensuite tirés tout au Nord au Cap Reinga, c'est le bout extrême de l'ile. Nous avons pu admirer la rencontre entre l'Océan Pacifique et la mer de Tasmanie au couché du soleil. Un camping semi sauvage, au bord de la la plage nous a accueillis. Le lendemain nous avons fait une randonnée au dessus de l'océan, c'était magique.
Nous reprenons la route et nous arrêtons pour admirer une dune de Silice, on dirait de la neige au milieu de la mer. Nous dormons à Kohukohu dans un magnifique car aménagé au milieu d'une forêt très dense après un excellent resto de poisson au bord de l'eau. Le lendemeain nous prenons un bac pour traverser la baie et prenons un breakfast au bord de l'eau..... ce sont les vacances.
Nous partons à la découverte de Kauris, arbres majestueux, certains de plus de 1OOO ans, puis nous visitons un musée sur ces arbres.
Nous piquons plein sud pour Rotorua pour découvrir les volcans. Deux piscines d'eau chaude nous attendent au camping pour un peu de relaxation. Après la visite d'un village et d'un musée Maori nous découvrons les sites volcaniques, regorgeant de boues bouillonnantes, geisers, et de couleurs surréalistes. Ensuite c'est Taupo avec son lac de 616 km2, le plus grand du pays.
1600km ont déjà été parcourus.
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Écrit par Sam et Etienne
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Lundi, 15 Février 2010 05:52 |
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En venant à Santiago puis en Argentine, notre intention initiale était d'effectuer l'ascension de la voie normale de l'Aconcagua en 8 jours d'après un programme amicalement proposé et conseillé par Juan notre guide bolivien d'une part et Matias notre contact à Mendoza d'autre part. Puis, 3 jours de repos plus tard, passés au Camp de base "Plaza de Mulas" à 4300 mètres, nous voulions refaire l'ascension du sommet mais par une voie plus technique, la voie du Glacier des Polonais. Cette voie, classée comme "Peu Difficile", se termine tout de même par des pentes avoisinant les 40 degrés d'inclinaison avant une redescente par la voie normale. Après plusieurs heures de bus depuis Santiago du Chili, nous arrivons à Mendoza en Argentine, où nous retrouvons Matias, guide Argentin ayant effectué 23 fois l'ascension de l'Aconcagua !!! Ce dernier s'occupera pour nous des formalités administratives (permis d'ascension, entrée dans le Parc de l'Aconcagua), du transfert en taxi vers le point de départ de la marche d'approche et de la réservation des mules (chevaux), indispensables moyens de locomation pour acheminer les victuailles (nouriture lyophilisée) et le matériel nécessaire pour une telle entreprise (corde, piolets, crampoms...), vers le camp de base à 4300 mètres d'altitude. Soit 80 kilos de matériel. Nous voulons effectuer le sommet seuls, sans guide ni porteurs. Pour des raisons à la fois financières mais aussi et avant tout éthiques et disons aussi pour le challenge. Notre nuit dans le quartier branché de Mendoza, capitale argentine du vin, n'aura pas était exactement des plus reposantes... Et, après 3 heures d'un vague sommeille entre dzing boum boum et fête de l'indépendance australienne, nous partons à l'assault du toit des Amériques. Heureusement, le premier jour, après 3 heures et 180 kms de taxi, ne représente que 3 heures de marche pour rejoindre le premier camp d'approche, Confluancia, à 3400 mètres.
Ce premier jour nous plonge d'emblée dans une ambiance toute particulière. Une conception de la montagne totalement étrangère pour des montagnards européens habitués à l'esprit de liberté qui subsite dans nos Parcs des Alpes... Il ne s'agit pas seulement des dimensions hallucinantes de l'Aconcagua, ni de sa face sud gigantesque que nous apercevons au loin... Mais l'attractivité mondiale du sommet a ammené les autorités argentine à mettre en place un dispositif d'organisation draconien.
A l'entrée du parc, (430 dollars par personne), on vous délivre un permis d'ascension à présenter aux différents Check-points du parc, c'est-à-dire aux 2 camps Confluencia et Plaza de Mulas. En plus, obligation est faite de ramener tous les déchets produits lors de notre périple. TOUS les déchets, y compris humains.... 2 sacs plastiques bien identifiés vous sont alors remis à cet effet. Le parc ne rigole pas spécialement avec ca. Ayant perdu très involontairement lors de l'ascension, le sac plastique "déchets humains", à cause du vent (faire ses besoins à 5400 mètres en plein vent reste une expérience à part...) et l'ayant candidement signaler aux Rangers, il nous aura fallu oeuvrer pour le Parc en contribuant à petite échelle au nettoyage de la Montagne (déchets papier, plastique uniquement). Sous peine d'amende, environ 200 euros, le choix aura était simple à effectuer...
Enfin, la montagne comptant chaque année un certain nombre de morts, les gardes ont établis un dispositif médical auquel personne ne peut se soustraire, au niveau des 2 premiers camps. Malgré notre hygiéne de vie pas toujours des plus exemplaires (et je ne parle pas que de l'alimentation), notre état physique, notre acclimatation sont considérés comme excellents. Donc Banco, l'aventure continuera pour nous !! Nous progressons dans cette vallée du Rio Horcones supérieur vers la Plaza de Mulas, avec un sac "léger", l'essentiel étant pendant ce temps-là sur le dos des mules. 17 kms pour 900 mètres de dénivellée.
Le paysage, de plus en plus minéral, est absolument grandiose et nous rappelle des souvenirs de l'ouest américain ou, surtout, du sud de la Bolivie. La roche est de toutes les couleurs : vertes, bleu, jaune, rouge, violette... Nous faisons progressivement nos adieux au monde végétal, arbustes, buissons, touffes et brins d'herbes... nous n'en reverrons pas avant 16 jours. Plaza De Mulas ("la Place des Mules") est le camp de base d'un des sommets les plus fréquentés au monde. Il s'agit en fait d'un véritable village où tous les business se développent. Agence de guides de montagne (on est quand même là pour ca !), restaurants, bars, musique branchée jusqu'à 1 heure du mat', cavistes, cigarettes, Internet (10 dollars le 1/4 d'heure !!), téléphone... Gallerie d'art. Nous sommes à 4300 mètres d'altitude, plus haut que la Barre des Ecrins dans l'Oisans ou que l'Aiguille Verte à Chamonix. Notre programme suit son cours et tout se déroule normalement, en-dehors de quelques légers maux de tête dus à l'altitude, nous montons le surlendemain installer une tente (nous en avons prévu 2) à Camp Alaska à 5200 mètres et redescendons dormir au CB avant d'y remonter dès le lendemain matin. L'option Voie des Polonais sera finalement écartée lors de notre première nuit à Alaska, suite à une rencontre à cet endroit avec un alpiniste Américain, Chris, ayant effectué l'ascension en solo (!!!) de la voie Normale et revenant du secteur des Polonais. La voie des Polonais n'était pas praticable cette saison selon lui, trop de neige (jusqu'aux genoux) et trop froid. La seule tentative de ces derniers jours s'est terminée par un drame. Une des 2 personnes de la cordée ayant perdu son pied, gelé, après 20 heures d'ascension et un bivouac improvisé à près de 7000 mètres... Ambiance.La voie normale devient notre objectif principal.
Fichue Fenêtre météo... Tout se passe au mieux, nous sommes aux limites de la grosse Barraca et nous devons monter le lendemain à Nido de Condores, le camp suivant, à 5400 mètres poursuivre notre progression. Le surlendemain, nous serons à Camp Berlin à 5930 mètres avant l'assault final le sur-surlendemain. Bref, 3 jours nous séparent du sommet.... Seulement voilà, Chris, qui a eu la chance de connaitre un + 9 degrés au sommet de l'Aconcagua et une absence totale de vent nous alerte. A noter que, sur une année, le nombre de jours avec une température supérieure à 0 au sommet de l'Aconcagua doivent se compter sur les doigts d'une seule main. La fenêtre météo s'arrète le surlendemain soir, soit un jour de moins que prévu par notre programme d'acclimatation. L'info sera confirmée par le garde, au camp suivant, à Nido. Devrait suivre une semaine entière de mauvais temps et surtout de vent à décorner tous les boeufs de la pampas argentine. Nous déciderons de tenter le sommet directement depuis Nido, soit 1600 mètres de dénivellée entre 5400 et 7000 mètres. C'est ce que, dans notre jargon, nous avons coutumes d'appeler une grosse bavante. Enfin en théorie, puisque nous n'avons jamais fait une telle dénivellée à une telle altitude. Il y a donc des chances que ce soit encore plus dure que tout ce que nous avons connu... Après une nuit quasiment sans sommeil pour moi et sans sommeil du tout pour Etienne, nous partons à 5 heure du mat' et ne mettons, à notre grande surprise, que 1h45 pour rejoidre Camp Berlin à 5930 mètres. C'est après que cela s'est gaté... Du vent, du vent, du vent... et encore du vent. Après Camp Berlin, notre progression en prend un sacré coup. Nous mettrons 3 heures pour gravir 350 mètres de dénivellée. Et enfin, après avoir lutté le plus héroïquement possible, de face, de profile, de dos contre le plus violent vent qu'il nous ait été donné de connaitre, nous décidons de faire demi-tour à 6300 mètres pour nous réfugier dans notre tente restée à Nido de Codores, 900 mètres plus bas.
Personne, semble-t-il, ne foulera le sommet ce jour-là. La dégradation prévue au lendemain aura été plus précoce. Nous ne montrons jamais plus haut. Il y aura bien une autre tentative, une semaine plus tard, qui échouera à près de 6000 mètres, mais la fatigue essentiellement due à la première tentative, à notre inexpérience, à nos choix d'autonomie (ni porteur, ni guide, ni cuisinier) aura raison de nous. La déception restera relative lorsque nous apprendrons que durant nos 15 jours sur place, 3 personnes ont trouvé la mort, que des doigts et des orteils ont également été amputés à cause du froid, une femme sauvée de justesse à 6500 mètres à cause d'un Mal Aigue des Montagnes (Problème d'acclimation).
La routine, malheureusement, semble-t-il sur cette montagne...
Raconter une ascension se déroulant à de telles altitudes, c'est aussi faire la somme de ces petits détails qui rythment nos journées. La respiration d'abord, avec cette impression d'étouffement régulier qui vous plie en 2 et vous contraint à vous appuyer sur vos bâtons de randonnée pour quelques secondes tous les 20 pas, la largeur de vos pas qui s'amenuise jusqu'à ne plus mesurer qu'un tiers de pied et qui rendent l'ascension en tous points interminable, les épaisseurs de vêtements qui feraient passer bibindome pour famellique, la neige qu'il faut faire fondre dès le réveil pour boire ses 5 litres de liquides par jour, l'appréhension devant des dénivellés, modestes dans les Alpes, mais dont le temps d'ascension est multiplié par 5 à cet endroit, la tente que l'on retrouve balayée par le vent, le sommeil qui ne vient pas alors que l'on a tellement besoin de lui, la nourriture lyophilisée, le froid qui saisit doigts et orteils tout au long de la journée, le duvet recouvert de givre au petit matin parce que l'on dort sous tente par -20 degré,...
C'est aussi tout cela l'Aconcagua...
A noter que nous aurions vraiment aimer vous montrer nos photos, ces images de 16 jours d'aventure et d'altitude si belles...
Malheureusement, à notre retour à Mendoza, parce que sans doute nous avions une trop grande volonté de nous détendre, un malandrin aura profité de cela pour nous suptiliser à tout jamais mon petit appareil photo et surtout les images qu'il contenait. C'est dommage mais c'est comme ca...
Il reste les images que Matias nous a transmis, qui ressemblent beaucoup aux notres et, à venir, aussi quelques clichés issus du camescope de Bernard et qui donneront, nous l'espèrons, un petit aperÇu du périple. |
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Mise à jour le Lundi, 15 Février 2010 06:08 |
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Écrit par Pauline
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Lundi, 08 Février 2010 10:32 |
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Partie du Chili pour rejoindre la Nouvelle-Zélande, la traversée du pacifique ne fut pas vraiment désagréable.
En entrée : l'île de pâque !
Totalement mystérieuse et envoutante, cette île, perdue au milieu de l'océan, est le lieu de vie le plus isolé du monde.
887 Moaïs jalonnent ce bout de terre, tous regardent vers l'intérieur des terres exceptés 7 d'entre eux. Contrairement aux idées recues, ces Moaïs ne représentent pas des dieux. Ils sont placés sur les tombeaux des hommes importants afin que l'on se souvienne d'eux et pour affirmer la puissance du clan. Les 7 Moaïs tournés vers la mer représenteraient quant à eux 7 explorateurs.
En scooter et au pouce, mes trois jours sur l'île furent bien remplis, du lever au coucher du soleil !
De plus, chaque année au mois de février les pascuans célèbrent leur île par le grand festival Tapati. Légèrement en avance, j'ai pu tout de même assister aux multiples répétitions de danses traditionnelles et aux préparations des « troncs ». Ces troncs font office de luge le temps d'une course effrénée sur les flanc d'un cratère... sensations assurées !
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En plat de résistance : Tahiti !
L'île paradisiaque...
10j chez Marie Truiston (une amie de l'école de kiné) !
10j avec une nana, ça me change !
Avec sa petite Janne de 8 mois nous sommes parties 2 jours à la découverte de Mooréa, l'île soeur de Tahiti. Plages de sable blanc, eaux turquoises et chaudes, poissons de toutes les couleurs, végétation luxuriante, tout était là !
Accueillies par Patricia (que l'on avait rencontrée à Amantani, l'île sur le lac Titicaca au Pérou où nous avons passé le jour de l'an) ce fut comme des vacances au milieu des vacances !
La suite fut moins paisible puisque le cyclone « Oli » nous a contraintes à rester sagement à la maison. Cependant l'alerte rouge ayant été posée en milieu de journée nous sommes tous rentrés de nos occupations (moi de l'autre bout de Tahiti, Boris du boulot, Marie étant déjà à l'appart avec Janne) non sans s'être arrété faire des réserves... Nous avons donc difficilement tenus 2 jours en autonomie avec des provisions de rouge, de paté, de saucissons, de thon, de bières... pas si difficile que ça les cyclones !
Celui-ci passé je m'envolais pour la Nouvelle-Zélande où mes parents m'ont rejoint pour 4 semaines.
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Nouvelles des 2 conquérants :
Sam et Etienne sont au camp de base de l'Aconcagua (plaza de mulas) et attendent patiemment la fenêtre météo pour fouler le sommet ! |
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Mise à jour le Vendredi, 12 Février 2010 22:56 |
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Un mois de Quartier libre |
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Écrit par Etienne et Sam
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Mercredi, 27 Janvier 2010 03:47 |
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Il était prévu que nous allions jeter un oeil, et voire plus, du côté du Huayna Potosi à 6088 mètres. Mais, la neige, la pluie, le vent, la tempête, des avalanches de neige, de pierres, un ouragan, un tsunami... (Tout ça en même temps !!) ont fait que nous sommes finalement redescendus. Comme quoi nous savons aussi nous montrer raisonnables... C'était tout simplement le Huayna Papossible.
Désolé pas de photos disponibles, disons que la visibilité ne rendait rien d'interressant....
Du coup nous en avons profité pour approfondir nos visites à La Paz.
Avion faisant nous nous retrouvâmes à l'aéroport de Santiago. Et, tel John Shea (alias Jack) dans "Missing" de Costa Gavras , nous avons eu des démêlés administratifs à la douane à propos...Tenez-vous bien...de 478 grammes de miel. Nous sommes passés juste à côté d'une amende de 200 dollars. Le couple de retraités devant nous a du s'acquiter de cette somme pour....une pomme. D'autres, juste avant, pour une banane. Le ministère de l'agriculture du Chili interdit strictement sur son territoire l'introduction de fruits, légumes et autres produits agricoles. A savoir pour votre prochain voyage au pays de Piñera. D'ailleurs, ce dernier s'était fait élire la veille de notre arrivée... Soit la fin de 30 ans de présence de la gauche au Chili.
Cette arrivée au Chili correspond, pour notre petite équipe, à un mois durant lequel chacun (chacune) vaquera à ses propres occupations.
A savoir : Du côté de Pauline, après 3 jours passés à l'Ile de Pâques (destination oú nous séjournerons plus tard), elle ira rejoindre ses parents en Nouvelle-Zélande non sans s´être arrétée une dizaine de jours du côté de Tahiti (oú nous nous rendrons également par la suite)...
Car... Notre voyage est ainsi fait. Il nous faut faire face à quelques imprévus qui ne sont pas trop désagréables. De fait, plutôt que de nous rendre directement en Nouvelle-Zélande depuis Santiago, nous seront un peu contraints, mais finalement bien heureux, de faire deux haltes au milieu de l'Océan Pacifique.
Julien, pour lui, c'est l'appel du kayak qui s'est exprimé le plus fortement. Il s'en est allé en Patagonie rejoindre son pote Arnaud (McFlarnus), moniteur de Kayak, pour naviguer durant tout le mois, dans le tumulte des rivières du sud de l'Amérique du Sud. Il nous retrouvera à Santiago, à la fin de son trip, avant que nous allions à notre tour découvrir les Moaïs de l'Ile de Pâques...
Avant tout cela, nous avons eu le temps de visiter Santiago du Chili avec Julien et Pauline. Ville beaucoup plus agréable et passionnante que nous l'imaginions... Le contraste en terme de développement, avec la Bolivie et le Pérou, est stupéfiant. C'est assez simple, nous avions l'impression d'être par exemple à Nantes, Lyon...voire Paris ! Bâtiments, commerces, habitants, expos... Le dynamisme culturel perçus ici se confirmera d'ailleurs à Valparaiso où nous nous rendrons quelques jours plus tard. Car nous aurons la chance d´y être présents au moment du Carnaval culturel annuel de la ville, à savoir des concerts, du théatre de rue, des expos photos.... Le tout entièrement gratuit, avec des dizaines de milliers de personnes, dont Michelle Bachelet, l'actuelle Présidente de la République du Chili.
Ceci s'ajoutant à la visite de Valparaiso, qui en soit, est une destination touristique majeure du Chili : activité portuaire, les 15 funiculaires permettant de découvrir entre autres la maison de Pablo Neruda, les petites maisons de toutes les couleurs accrochées à la montagne face à la mer, les marchés aux poissons et leurs restaurants...
Ici nous sommes en plein été (35 degrés). En parallèle au Carnaval se tient à Valparaiso le festival Beethoven. Nous avons donc bénéficier de cela pour aller voir une représentation de Carnima Burana par l'Orchestre symphonique du Chili dans un très bel amphitéatre en plein air avec plusieurs milliers de personnes...
Voir le diaporama de Santiago
Voir le diaporama de Valparaiso
Actuellement, nous deux (Etienne et Sam), sommes à Mendoza en Argentine (ville mondialement connue pour son trés large vignoble, que nous aurons la chance de découvrir plus en détails d'ici quelques semaines...). Pour l'heure notre projet est de gravir l'Aconcagua (6959 mètres), le plus haut sommet des Amériques et également plus haut sommet du monde en-dehors de l'Himalaya. Nous partons demain matin et espèrons vous communiquer un message de réussite dans un délai qui reste incertain.
Et enfin, nous vous signalons que le coin des enfants est en route. A lire dès maintenant deux articles sur l'escalade et sur le Canada.
A très bientôt !!
Le Bécot
PS : cet article sera très bientôt enrichi par divers diaporamas et cela grace aux soins bien intentionnés de Pauline.
PS 2 : N'oubliez pas que vous pouvez nous suivre par le biais de la carte interactive qui vous permettra de suivre notre itinéraire jusque dans ses moindres recoins : voir la grimpeleglobeCARTE |
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Mise à jour le Vendredi, 12 Février 2010 23:03 |
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Écrit par julien
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Jeudi, 14 Janvier 2010 02:41 |
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Marie, notre fée bolivienne, nous met en contact avec Juan, guide de haute montagne. Professionnel, à l'écoute, nous décidons conjointement d'un "programme montagne": gravir le Petit Alpamayo, à 5420 metres et en échauffement, le Cerro Negro, à 5350 metres. Il nous previent de suite : nous ne pourrons pas boire de bieres, il n'y a pas de refuge dans cette vallée seulement peuplée de Lamas parfois suicidaires (ces imbèciles montent, c'est semble-t-il leur passion, et sont régulierement bloqués. Alors ils tombent). La nouvelle est accueillie stoiquement, avec gravité. Notre camping est situé à 4650 metres d'altitude.
Le premier jour n'est qu'une courte marche d'approche de l'endroit ou nous laisse le taxi, à deux heures de route de La Paz, dont une heure de piste, à ce majestueux fond de vallée, sur les bords d'un lac indécis, entre rouge vermeil et bleu profond.
Le lendemain, nous prenons le chemin du Cerro Negro à 10h00. Les vacances ! A 12h30, une barre chocolatée nous réconforte au sommet. L'après-midi est consacrée à des manipulations de corde, du "moufflage", ou l'art de sortir un copain d'une crevasse. Le tout est orchestré par maître Juan, patiemment et avec pédagogie (Note pour Manu: Plutot du style Freinet). La nuit sera courte.
"Debout les gars réveillez-vous, il va falloir en mettre un coup, debout les gars réveillez-vous on va au bout du monde !" Il est trois heures du matin quand le réveil sonne et que cette célèbre chanson d'Hugues Aufray accompagne joyeusement mon réveil. On a les excitants qu'on peut... On se véti chaudement d'un collant, très seyant, d'un pantalon "gore·tex", étanche et respirant, d'un tee-shirt si ajusté qu'il met en valeur nos grains de beauté et nos tâches de poil, d'une polaire, d'une veste "gore·tex" coupe-vent, d'un bonnet et de gants. Puis nous nous extrayons de la tente, chaussés comme des spationautes, avec aux pieds ce qui ferait passer comme delicates et fragiles des bottes de chantier. En bref, nous sommes prêts ! Mais d'abord, un petit thé dans la tente cuisine, accompagnés de gateaux raffinés (Etienne lève le petit doigt en portant la tasse, il est très distingué) nous vivifient tout à fait. Les lampes frontales débutent leur ballet, il est 4h20.
Dans l'hémisphère sud, le ciel est un spectacle renversé qui nous surprend toute cette fin de nuit. Nous marchons sur les morraines, gros caillous laissés lors du recul du glacier de manière complètement anarchique (ça se voit qu'il n'avait pas une maman devant lui quand il reculait, parce qu'à mon avis il aurait tout rangé, et plus vite que ça !) et atteignons vers 5h30 les jupons de l'insolent et impressionnant glacier. Nous plaçons les crampons sous nos chaussures et nous armons de piolets. S'ensuivent deux heures de slalom entre les crevasses, sur des ponts de neiges durcis par les 15 degrés en dessous de 0 qui ont sevis la nuit durant. La lueur du jour naissant éteint nos lucioles, dévoilant peu a peu un lac pourpre, des cimes enchanteresses drapées d·un velours neigeux. L'effort est rythmé par Juan, dont l'experience lui confère une tranquilité rassurante. Un sourire facile, concentré, ce bonhomme est l'incarnation de la "force tranquille": il montre, il nous apprend, il anticipe, il contrôle. Sam et Etienne sont encordés ensembles, Pauline et moi-même sommes avec Juan. Notre équipe est donc constituée de deux "cordées". En moins de deux heures, nous atteignons un premier col à 5100 mètres d'altitude. Une pause de quelques minutes nous fait totalement récupérer, signe d'une acclimatation réussie ! Quelques centaines de foulées supplémentaires (oui, l'économie de l'effort me fait parler en foulées...), et nous enlevons les crampons pour l'ascension d'un pic schisteux. Ce rocher, bien que s'effritant, est sain. A 8h30, nous découvrons à son sommet (5300 metres) le but de notre "course" (terme d'alpiniste emprunté a Edouard Leclerc pour désigner une promenade longue et en montagne, en opposition aux champs). Le petit Alpamayo. Le parcours est nettement visible sous un soleil éclatant. Il nous faut redescendre le rocher, puis parcourir une longue crête neigeuse aboutissant au faîte convoite. En route !
L'inclinaison de la pente nécessite l'usage de piolets-tractions, se plantant facilement dans la neige, offrant aux bras une prise solide et bénéfique. Le corps se hisse plus facilement, l'équilibre est plus sur. A noter ici la jolie performance de Etienne et Samuel, tous les deux "autonomes". L'arrête accusant par deux fois un angle de 45 degrés, il fallait être en forme et très concentré ! D'autant plus lorsqu'on a perdu un crampon (chute d'un des deux crampons d'Etienne en plein milieu de l'effort... une offrande a Pachamama nous declara-t-il ensuite...): bravo ! Je peux vous dire que c'est un peu plus simple lorsqu'on est attaché à un guide de haute montagne...
Malgré l'altitude, l'effort exigeant, l'albedo, ce rayonnement du soleil amplifié par la neige, nous apprécions en jubilant (le mot n'est pas trop fort) le sommet et son panorama dont on se demande pourquoi le futuroscope ne le propose pas encore au "cinema 360". Il est 10h30, nous sommes à 5420 mètres. Les coeurs sont chauds, c'est un bécot généreux et partagé qui immortalise l'instant. "Mais il reste la descente mon p'tit bonhomme !" me direz·vous. Et je vous dirai "c'est pas faux". "Et ce n'est pas vraiment de la roupie de sansonnet" renchérirez-vous. Ce en quoi vous auriez encore raison. Alors parlons-en.
Le soleil, présent en cette saison, cadeau de la montagne dirait Juan, est exceptionnel. Cela fait un mois qu'il n'y a pas eu de conditions aussi favorables (peut-être grâce au sacrifice du crampon). Oui, mais. Mais les ponts de neige enjambant les crevasses gourmandes si aisement évitées a la montée sont maintenant fragilisés! Les techniques d'assurage prodiguées par Juan se combinent à des plongeons spectaculaires. Médaille artistique décernée a l'unanimité a Sam. Notes: 5.7 5.9 5.8 3.4 (un jaloux). Médaille de l'engagement en profondeur décernée sans surprise 'a Pauline, qui a régalé le public par un superbe "tronc". Cette figure périlleuse consiste a ne laisser visible que le haut du corps, le reste étant habillement dérobé par la crevasse aux yeux du spectateur. Chapeau! Les notes: 5.8 6(un amoureux) 5.7 5.8.
Voir le diaporama
A 16h45, nous partageons rapidement un thé dans la tente cuisine. Nous sommes ébahis. Le rangement de la tente, de nos affaires, l'heure et demie de marche qui nous reste sont pur plaisir. Le taxi nous ramenant à La Paz, n'eussent été ses soubressauts virils, aurait sans doute été caisse de resonnance à nos premiers ronflements.
UN GRAND GRAND MERCI A JUAN, GUIDE ET PERSONNE D'EXCEPTION (Juan, si tu lis ça avant de nous emmener sur le Huayna Potosí, ne te repose pas sur tes lauriers !)
Et comme le dit si bien Hugues Aufray : Hasta luego ! |
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Mise à jour le Vendredi, 12 Février 2010 23:11 |
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La paz, Le salar de Uyuni et autres déserts magiques. |
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Écrit par Etienne
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Jeudi, 14 Janvier 2010 00:11 |
Le temps passe très vite quand on s'amuse. Nous avions prévu 3 semaines au Pérou et 3 en Bolivie, et sans nous en rendre compte, nous sommes restés 4 semaines au Pérou. Par conséquent, il ne nous restait que 2 semaines en Bolivie, et cela pour boucler un programme très chargé. De plus, le tourisme a tendance à nous prendre pas mal de temps, plus que prévu, il faut reconnaitre que nous avons choisi nos pays en connaissance de cause, du moins en parti. La Bolivie se révèle plus attractive que prévue. On ne s'en plaind pas !!
En arrivant à La Paz, on s'attendait à suffoquer un peu. La Paz est la plus haute capitale du monde, l'altitude varie entre 3250 m et un peu plus de 4100 ! Et bien il faut croire que nous sommes bien acclimatés puisque nous nous sentons très bien dans cette agglomération d'un million et demi d'habitants. La Paz est agréable à visiter, certains quartiers sont mêmes très agréable. Il est bien évident qu'il y a une très grande pauvreté dans la ville, comme dans tout le pays d'ailleurs. Evo Moralès, le président de la République de gauche qui vient tout juste d'être réélut suscite beaucoup d'espoir ici.
Voici un bref diaporama de La Paz.
Pour faire de la montagne et du tourisme, il faut du temps, comme nous en avions peu, nous sommes passé par une agence de tourisme pour faire le parcours classique de ce qu'il faut voir en Bolivie. Cela ne nous a pas ruiné, le coût de la vie étant plus bas qu'au Pérou ! Nous n'avons pas été déçu. Cinq jours de 4*4, le seul moyen de transport possible pour ce voyage et 2200 km plus tard (histoire de bien soigner notre bilan carbone), nous avons vu des paysages extraordinaires. Le Salar de Uyuni est un désert de sel plus grand que le lac Titicaca, son épaisseur moyenne est de 120 m. Quelques îles dépassent de ce paysage unique, dont l'île Inkahuasi qui est jonchée de cactus et que nous avons visité. Les lagunas Colorado (de plusieurs couleurs, les photos parlent d'elles-mêmes), Verde et autres; les flamands roses, les vigognes (sorte de lama en plus fin et surtout complètement sauvage),les différents déserts et les jeisers. Nous avons retouvé un petit air d'Etats-Unis dans les immensités traversées.
Voir le diaporama.
En passant, avec Julien, on s'est mit au charango, qui est un instrument bolivien à corde dérivé de la guitare. Les résultats sont pour l'instant ... intéressants !! |
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Mise à jour le Dimanche, 17 Janvier 2010 20:23 |
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